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nuent la quantité du lait et en augmentent les matériaux solides (caséine, beurre, sel).
Certaines substances ingérées pur la mère passent dans le lait. Quelques-unes Peuvent amener des accidents graves chez l’enfant. La plupart des purgatifs administrés à la mère purgent l'enfant, On retrouve Cans le lait l’arsenic, l'iodure de potassium, l’iodoforme, le bismuth, le plomb, l'iode, le mercure, le phosphate de chaux, ete. L'alcool et les narcotiques administrés £UX nourrices, même à très fortes doses, déterminent rarement, d’après certains auteurs, chez l'enfant, des phénomènes physiologiques spéciaux: la quantité qui passe dans le lait est si minime qu'elle est pour ainsi dire négligeable, Cependant quelques médecins ont observé des cas de narcotisme chez les enfants de nourrices ayant pris de la morphine, ou d’agitation chez ceux des nourrices faisant abus de l'alcool. Il en est ainsi de la digitale, de Pergot, de l’antipyrine, du salicylate de soude, de la quinine. Le chloro!orme et léther ont été retrouvés dans le lait au cours de l’anesthésie en proportion aussi forte, et quelquefois même plus forte, que dans le sang (IN: icloux).
Il n’y a pour ainsi dire aucun aliment qu’on doive interdire à la nourrice; cependant, si, par suite de disposition particulière, certain aliment retentissait sur la santé de Venfant, il faudrait le défendre.
L'action galactogène des médicaments est peu connue encore. Pour augmenter la sécrétion lactée on a donné de l’anis, du café, de la caféine, de la digitaline, Cu jaborandi, de la fenouil, du cerfeuil, du sureau, du polygala, de la strychnine, des extraits de placenta, etc.
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On prétend que la cocaïne et le camphre diminuent la sécrétion lactée.
Le lait de la femme n’est pas toujours stérile; il contient souvent des microbes. Escherich a trouvé 24 fois le lait stérile chez 25 femmes bien portantes: Cohn et Neumann ont constaté au contraire 42 fois sur 43 “es staphylocoques blancs, plus rarement dorés et 4 fois ues staphylocoques pyogènes. Ringel, après de multiples examens, conclut que presque toujours le lait contient des staphylocoques blancs, rarement dorés, parfois des streptocoques. Genoud, de :yon, prétend que, si l’on aseptise ve soin le mamelon et la peau environnante, et si l’on applique pendant deux jours un pansement au sublimé, le Jait ne contient plus aucun organisme. Charrin a trouvé des staphylocoques blancs, 27 fois sur 41 nourrices bien portantes ct dont les cnfants étaient sains. Avant de recueillir le lait, il lavait soigneusement le mamelon et les nourrices faisaient sortir 30 ou 40 grammes de lait. Il est certain que les microbes pénètrent souvent jusque dans les gros vaisseaux galactophores.
Les microbes reuvent passer dans le lait quand la femme est atteinte d’une affection à microbe pathogène. Les toxines et les antitoxines microbiennes passent: facilement dans le lait.
Examen du lait—On ne peut connaître la composition exacte du lait que par une analyse chimique complète. Cependant l’accoucheur peut, en pratique, en faire un examen approximativement bon par des méthodes assez simples. Pour en connaître la gravité spécifique on se sert d’un petit hydromètre gradué de 1,010 à 1,040. Un urinomètre ordinaïñ peut servir
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dans le même but. Le crémomètre de Holt nous donnera approximativement la quantité de matière grasse, Le papier litmus nous indiquera la réaction.
On peut mesurer ordinairement la quantité de lait sécrété par la glande mammaire, par la quantité de lait qu'on en retire avec un tire-lait; cependant il peut exister des causes d’erreur par ce procédé, Si l’enfant est obligé de rester au sein pendant quarante À cinquante minutes pour s’alimenter, il y a de grandes probabilités que la quantité de lait sécrété n'est pas abondante, Un sein mou, flasque, peut nous faire sup- Poser la même chose, D’un autre côté, un sein dur, tendu, fait croire à l'abondance du lait. Mais le procédé le plus sûr, pour apprécier la quantité du lait sécrété, est de peser l'enfant avec une balance de précision, avant et après les tétées. :
Quantité de ---‘ière grasse —Un moyen pratique mais approximat. ue déterminer la quantité de la matière grasse du lait est de se servir du crémomètre de Holt. Ce crémomètre est un cylindre en verre d’une capacité de dix centimètres cubes, Il est marqué d’une échelle de 100 degrés, commençant d’un côté par en bas et de l’autre par en haut, On emplit ce crémomètre de lait frais jusqu’à 0 ou 100 du haut.
L’échantillon du lait à examiner est pris soit après evoir mis l'enfant au sein pendant deux ou trois minutes, soit sans mettre l’enfant au sein, ce qui est préférable, T1 faut vider complètement le sein. La composition du lait varie suivant la prise, Le premier lait tiné est légèrement plus riche en substance azotée et plus panvre en matière grasse: c’est le contraire pour le dernier lait tiré.
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On laisse reposer le crémomètre à la température de la chambre (66° à 72° F.), pendant 24 heures, puis on lit le pourcentage de la crème, Dans ces conditions, le rapport du Pourcentage apparent de la crème au Pourcentage réel de la matière grasse est très près de 5 à 3; ainsi 5 pour cent de crème indique que le lait ne contient en réalité que 3 pour cent de gras.
Le procédé de Babcock et celui de Feser nous deonent une réponse plus juste quand il est désirable de connaître exactement la quantité de la matière grasse. J'y reviendrai dans un instant.
Substances protéiques.—I1 n’y a aucune méthode pour déterminer cliniquement le taux des substances protéiques. Mais comme l’on sait que le sucre et les sels sont pratiquement à peu près toujours du même taux et qu’ils n’affectent pas la gravité spécifique, on peut se faire une idée approximative des protéiques par la connaissance de la gravité spécifique et du pourcentage du gras. (C’est ainsi qu’on saura s’ils sont en excès ou très insuffisants. Le taux moyen des protéiques est de 1.5%. La gravité spécifique moyenne est Ce 1.031. La gravité spécifique augmente quand le taux des protéiques est plus fort et elle diminue quand la matière grasse est plus considérable,
Procédé de Babcock.
Ce procédé exige l'emploi du centrifuge. On se sert d’un tube spécial, appelé “tube de Babcock pour dosage de la graisse dans le Jait humain”,
Technique :—A l’aide d’une pipette effilée, on introduit dans le tube 5cc. de lait (soit jusqu’au trait 5). Puis on ajoute de l'acide sulfurique pur (de densité
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1.83) de façon à remplir le tube jusqu'à l'épaulement, On roule alors le tube entre les mains de façon à obtenir une mixture homogène du lait et de l'acide. On remplit alors le tube complètement avec un mélange à parties égales d'acide chlorhydrique pur et d'alcool amylique, On centrifuge le tube durant une à deux minutes et on lit le pourcentage de graisse sur la partie graduée du tube. Chaque division sur le col du tube correspond à 0.2% de matière grasse,
Procédé du “Lactoscope de Feser”.
Le principe de ce procédé réside dans le fait que Vopacité du lait est due surtout aux globules gras en suspension dans le lacto-sérum. En déterminant le cegré d’opacité du lait, on peut connaître approximativement la teneur du lait en graisse,
Technique :—Dans le lactoscope, on introduit 4cc. de lait au moyen de la pipette spéciale livrée avec l’appareil. On ajoute de l'eau par petites quantités (en agitant après chaque addition) jusqu’au moment où, à travers le lait dilué, on distingue parfaitement les lignes noires tracées sur un cylindre de verre blanc placé à Pintérieur de l'instrument. On lit alors sur le tube extérieur le chiffre qui correspond au niveau atteint par le lait dilué. Ce chiffre donne directement le percentage de graisse contenue dans le lait non dilué. Le lait normal doit marquer au moins 3% de graisse.
De tous ces procédés le moins bon est à coup sûr le crémomètre de Holt,