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réparation ne peut se faire que par seconde intention et avec des cicatrices plus ou moins disgracieuses et souvent peu solides.
C'est dans ce second cas que se trouve l'utérus sectionné, car dans les jours consécutifs à l'opération césarienne, par suite de la rétractilité de ses fibres, il est en état de continuel mouvement pour exécuter son involution normale. Le plus souvent apparaissent même des tranchées, traduction douloureuse de contractions énergiques qui animent le muscle utérin et mobilisent sa suture. Ces tiraillements qu'ont à supporter les fils de catgut ou de soie et la mobilisation consécutive des surfaces cruentées provoquent la formation de petits épanchements, de petits hématomes entre les surfaces de cicatrisation.
Plans d’affrontement mobiles et présence d’hématomes qui les séparent, tels sont les deux écueils, les deux empèchements de la cicatrisation parfaite dont les résultats inévitables seront la formation d’une cicatrice mal structurée et l’amincissement plus ou moins considérable de la paroi utérine.
Voyons d’abord ce qu’il faut penser de la valeur de la cicatrice, au point de vue histologique :
Couvelaire dans son rapport à la Société obstétricale de France en 1909 soutient que la cicatrisation utérine se fait au moyen d'éléments fibreux, que le tissu musculaire est à peu près complètement remplacé par da tissu conjoncltif.
En 1913, dans son /ntroduction à la chirurgie utérine obstétricale, il conserve les mêmes opinions et s'exprime en ces termes :
« Il y aura souvent, même dans les cas où macroscopiquement l'épaisseur de la paroi dans la région cicatricielle reste normale une trame conjonctive interposée entre les deux lèvres musculaires de la plaie. Dans cette trame conjonctive on peut rencontrer des fibres musculaires. Mais, ainsi que je l’ai plusieurs fois constaté sur les coupes d’utérus enlevés par hystérectomie, après sections césariennes ilératives, ces fibres sont graciles et singulièrement différentes des fibres hypertrophiées de l'utérus
puerpéral.