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SCÈNE X

FRÉDéeONDE, LÂinyRI, OLERIC, CHEVALIERS.

(lies chevaliers sont couverts de vèltnienUnoirtrelifieux sous lesquels on

entrevoit leurs armes. }

Je connais votre zèle, et le jour du malheur De ma cause' n*a point détaché votre cœur.

FBOéBÉGONDE. •

Vous n'avez pas jugé par les yeux du vulgaire

Ce qu*au salut de tous j'ai jugé nécessaire.

Du soin de Favenir, vous «reposant sur moi.

Vous avez confié la patrie à ma foi. ]

Je n'ai jamais trompé votre noble espérance; I

Par moi, par mes efforts a reparu Ja France; \

J'ai relevé le trône, et mes heureux travaux

Assuraient les destins d*un peuple de héros.

Déjà tout prospérait, et la paix renaissante

Etendait sur nos champs une main bienfaisante;

Mais un tyran régnait, et Faspect du bonheur

D*un imbécile effroi fit frissonner son cœur.

Il crut qu'un peuple heureux devait briser sa chaîne.

Et qu'un roi n'était grand qu'en méritant sa haine.

L'ignorance, la ruse et le lâche détour

Furent les conseillers dont il peupla la cour.

Quiconque eut des vertus, à ses yeux fut coupable,

Et le plus honoré î\xi le plus méprisable.

Et moi, de qui la main encor le soutenait, ,

Moi qui l'avais sauvé, par qui seule il régnait,

Du trône, du conseil, bannie et repoussée.

Moi je suis de son lit indignement chassée.

Et par qui?.. Cet hymen, sMl était glorieux.

Cet hymen serait-il soustrait à tous les yeux!

Âh! ne voyez-vous pas quMci, dans le silence,

A ces vils étrangers il vient vendre la France.

Ce trône, votre sang, vos droits, la liberté.

Sont le prix du regard d'une adroite beauté. i

Et nous, nous consentant à cette ignominie,

Nous laisserions la France à sa longue agonie!

Le vieux trône est caduc; vous l'avez condamné;

Mais si ce rejeton n'est qu'un rameau fané,

Ne peut-il reverdir à l'ombre de vos Lances?

N'a-t-il pas comme nous à venger des offenses?

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