‹ Sujets dramatiquesChapitre 163 sur 394 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

FBÉDÉGONDE, LANDRI, ÔLERIC ensuite.

FSÉDÉGONDB OêSise.

Rien encor... Chaque instant augmente le danger. Faut-ii perdre Tespoir, Tespoir de me venger? Succomber sans vengeance !.. Ah ! trop lourde est la peine ! Nul guerrier, dites-vous, n'a paru dans la plaine!

OLBaiG» mOftmt.

Deux de vos cheraliers ont surpris un soldat.

Son effroi, cet écrit et le sceau de TEtat,

Nons ont fait soupçonner quelquMmportant message.

( Il roBetr^tncheté It friiégaltiê et «e rétirt ait où signe qa'elto Ini fail.) I. 11.

mânàMKâtt.

FRfiDÉGOiVDE, après avoir lu.

De l'amour d'un époux, tel est le nouveau gage, Voyez.

(Elle lui présente le billet.) -

C'est le présent que Ton me réservait.

LÀNDRI*

La mort!

" La mort! C'est bien! Voilà ce qui devait Me procurer la paix en ce séjour tranquille. Ce séjour destiné pour mon dernier asile. Ahl du fils de Clotaire on reconnaît le cœur! Que peut-on refuser dans unjaur d« bonheur? Elvige à son amant a demandé ma tète. C'est le don nuptial qui doit orner la fête. Qu'en dites-vous, Landri, c'est un nciM^ joyau! Chilpéric ne m'a pas offert un don plus beau. De mes longues douleurs que la mort me délivre. Je ne puis me venger, )^ <lois coMer de vivre. Aux nobles chevaliers qui suivirent mon sort, Je remets leurs serments, qulis évitëiit la mort.

LANDRI

Vous quitter.

Je le veux, h France les réclame.

LAm)RI.

Moi, vous abandonaerlie ne te pute, ro^daime.

FRÉDÉGONDB.

Eh bien! vous recevrez le prix de votre foi, Landri, je vous permets de mourir avec moi.

LÀNDRI.

Vous pleurez...

FRÉDËGONDB*

Je gémis sur le sort de la France.

J'aurais acquis des droits à sa reconnaissance. ^ Cette main, enchaînant Feffort des factions, L'eut mi9«^ ail prm|ii.er rang parmi les natLoiis, Mais le tyran remporte; il règnAé L*toai^ài». Va vendra au plus offrant el le Émt et k terre, £f de Théodorie les enfants détestés Applaudiront au bruit de no9 calamités.

Eivige, ÙB mon sang si la soif te dévore. Ta peux t'en enivrer; mais te faut-il encore Le sang plus précieux d'un peuple de héros? Les Français deviendraient les eaclaves des Goths? Du cruel Bourguignon ta haine héréditaire Pourrait impunément désoler cette terre?

Et c^est moi, moi grand Dieu! moi qui dois le sôtlffi^m Approchez cette coupe, il est temps de mourir.

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