‹ Sujets dramatiquesChapitre 167 sur 394 · LV[GE · texte numérisé non relu

LV[GE

Je ne vous maudis pas , Dieu bénissait ma vie : Il est quelqu'un encor de qui j'étais chérie; Auprès de lui mes jours auraient été si doux!

FRËDlfiGONDE.

Pleure donc... le pourrais te rendre ton époux.

Non , mon père n'est pins , ma carrière es€ finie , Au sang du meurtrier je ne pois être nnie.

2M FR^ÉCfONDB.

Victime , je cédais à Tordre paternel ;

Pour sauver Sigismond je marchais à Tautel ;

Il n'est plus... Frappez- donc! reprenez votre place.

Non, je ne venais pas pour vous demander grâce.

Quelle infortune, hélas! pût jamais vous toucher?

(Test la mort, oui, la mort, que je venais chercher.

FRÉDtGONDE.

La mort? .. Etait-ce là ton unique espérance , Et ne venais-tu pas jouir de ma souffrance; Enivrer tes regards d*un spectacle si doux?

BLYIGE.

Ne suis-je pas , hélas ! plus à plaindre que vous.

FBÉDÉGONDE.

* Tu dis vrai. D'un tyran la compagne est à plaindre, Je cessais de souffîrir, tu commençais à craindre. Tu partageais Thorreur dont il est entouré. Et je te méprisais plus qu'il n'est abhorré.

SLYIGE.

Le mépris!... C'en est trop. Ce mot brise mes chaînes! Du grand Théodoric le sang est dans mes veines. Frédégonde, la mort est aussi sur tes pas.

La mort!... Et qui te dit que je ne la veux pas?

SLTIGS.

Âhl pour la désirer es-tu donc innocente?

Tu la crains, Frédégou^^ oui, t^ main est saoglaote'

ACTB ciNomiaiE.

C'est à cette heure, enfin, que je puis te braver. Vois, mon cœur ne bat pas, vois, tu peux l'éprouver ! Mais toi, me diras^^tu que le tien est paiBibI&, Qu'il est en ce moment au remords insensible. Tu ne le diras pas, sur toa (iront pâlissant Je lis Tarrêt d^un Dieu terrible et menaçant.

FRÉDÉ6Q]!a)E.

Ce Dieu juste, qui tient dans sa ivain Ifi bj^lance^ Â pesé mes desseins , il protège la France.

ELVIGB.

Ce Dieu repoussera de coupables euccèg.

Tu ne peux les juger , ton cœur n^est pas français.

ELVIGB.

Il Test! Taimaîs Clovis, j'aimais aussi la gloire, Mille fois j*ai pour toi demandé la victoire , Et toi dont j'abhorrais Forguèii et les forfaits. En pleurant tes furev^s j'admirais tes hauts fai^. Oui, de mon assassin je deviendrais Tépouse, Bravant et' mes remords et ta haine jalouse*; Oui, je supporterais ce diadème affreux. Si je pouvais sauver un peuple malheureux.

FRÉD£GOia)E.

Ton courage me plaît, je te rends mon estime. Réponds, ainsi que moi n'es-tu qu^une victime? Elvige, savais-tu ce qu'on me destinait.

wwtsÉ^^tmÈ.

BLYIGB.

Eh! ne toyes-Vous pas à qui rtun me donnait!

FRfiDftGONDE.

Tu ne youlais donc point m'arracher la couronne?

SLYIâB.

Je B*aimaift que devis.

FRÉDÉGOIfDB.

Eh bien! je te pardonne.

 ton lâche tyran je saurai {e ravir.

BLVIQE.

Que dites-vous?

FRÉDÉGONDE , prenant la coupe et ^apprêtant à boire.

Je vais t'enseigner à mourir.

( On entend du bruit. } XLVIOXv

Quel bruit!... Âhî sautez^moi d*ttn n<eud que je déteste.

FUftDfiQOHMi, Itii présentant'la ooupA Prends, ma fille.

BLYIGB.

Grand Dieu!

l'RÊnÉdONDE.

Va, ce glaive me reste.

BLYIGE , hésitarU à prendre la coupe.

Ce poison !

PItÈDiGONBS.

Que craitis-tu? Les eféts 6n sont surs. Prends, te di^rje*

VLYtGVil prenant {Ss èoupe.

Mourir!.. ^

mÉDfiGOlfDft.

Vengée.

ELYIGB.

Oui. {EUe Mt)

FRÊDÉGONDE, à Landri ei Qleric qui se montrent.

Dans ces murs, Puisque grâce à tos soins, amis, je règne encore, D'un trépas éclatant que le tyran m'honore. Ouvrez ^uk meurtriers, liàtez-vous, que leur bras Epuise tout ce sang que je ne défends pas. Ouvrez, qu*à leurs fureurs nul de vous ne s'oppose! Un peuple est proche, amis, il vengent ma cause.

( On oa?re les portes. }

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