SAUL, ABNER
smm.
Abner, les entends-ta? Dans leuro chants de yictoire,
Du seul fils d'Isaîe ils célèbrent la gloire,
Et le nom de Saut n'est jamais prononcé!
Par œ peuple insolent suis-je assez abaissé?
David, à ton audace on vent que j*obéisse,
On veut devant ton front que mon sceptre fléchisse.
Sion f appelle au trône et brave mes décrets ,
Le crime marche donc de succès en succès.
Tu Tas vu ce David qu'épargna ma faiblesse.
Du dernier des Hébreux caresser la bassesse,
S'abaisser par orgueil; ramper pour dominer,
Bt corrompre Sion q\x*\\ voulait enchaîner.
Grains du peuple; h David, la fàteur inconsfanfe,
Plus s*accroU son amour et plus ma haine augmente.
Il attire sur toi le. poids de moa courroux.
Tremble que juste enfin... Mais dédaignant mes coups,
n obtient de ma haine une gloire ntmvèTfe.
L'ange du Tout-Puissant lé couvre de son ai!^,
D'un front chéri du €iel écarte le trépas,
Le protège;, le guide atr miHeu des combats;
Et je v<H8 s'aceompHr l'antique prophétte,
Qui promet la couronne à ce fils d'haie.
La voix de Samuel , l'oracle de^ Baal ,..
Deux fois ont confirmé cet avenir fatal. *
Tu l'entendis, Abner, cet oracle eStoyablc:
« David, tu régneras jusqu'au jour où coupable,
« Ravisseur, assassin, ^d^duhères amours
« De tes prospérités arrètètunt le coui^. »