SCENE X
ZÉIRA, IRMA.
ZÉIHA'.
Il me fuit ; liëlas ! f ai tout perdu. David, 6 mon époux!
Il Y0U8 sera, rèndtt.
 travers les dangers le Tout-Puiasant le .faide , II le garantira de la main homicide, Et de tant d'ennemis Timpuissante foreur Va, d'un nouvel éclat, couronner le vainqueur.
ZÉIIU.
(Test Abner, c'est lui seul, dont la rage jalouse Veut iiri^per w Jiéros, loi ravir son épouse; Il accuse David! Sans trahir mon devoir. Ne puis-je m'élever contre un complot si noir? On oppose à ses droits de perfides obstacles, La haine a trop souvent fait parler les oracles. Méprisons... Quand Dieu même... 0 divin Samuel! Aurais- tu méconnu la volonté du.€}iel?
Et ta bouche... Non, non, triste et chère victime, Saûl, tu dois tomber sous les efforts du crime. C'est mon amaut, c'est lui.., c'eot lui seul dont l'orgaeil Doit renverser son maître et creuser son cercueil. Dieu l'a dit et je doute? O coupable fiiiblesse! - Ah! jusqu'où nous égare une aveugle tendresse! Sauve une infortunée, Irma, viens de mon cœur Arracher un amour qui le remplit d'horreur. Cette tendre pitié que mMpspirait mon père. Maintenant, pour David, je la sens tout entière, Je ne vois plus en lui qu'un héros opprimé , Plus il est malhei^^em et. pli}s il est aimé. En allant à l'autel je blâmais ma tendresse, D*un amour satisfait je repoussais l'ivresse. A présent, d'être à lùî^ quand je perds tout espoir t De:. l'adorer toujours je m^ fais uqi devoir. Je voulais le livrer à leur yeqg^nce,,^^pie.