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LES PRÉCÉDENTS, FAUSTA, SUITE DE FEMMES

FAUSTA

Je ne veux écouter que tna seule tendresse. Venez, que sur son sein une mère vous presse.

(Crispus fait un mouvement de surprise.) Oui, mère, je le suis. Venez, que dans ce jour Aux yeux de tout l'empire éclate mon amour. 0 mon fils, ils voulaient, dans leur vaine prudence. De mon cœur maternel bannir la confiance. Us disaient que, jaloux d'un auguste pouvoir. Sur un tfône usurpé vous vouliez vous asseoir; Que j'étais à vos yeux moins l'épouse d'un père Qu'une injuste marâtre, une avide étrangère. Je ne les ai pas crus, j'ai méprisé leurs cris,' Sans gardes, sans soupçons, vous le voyez, mon fils. Seule je viens vers vous et ne veux pour défense

ACTfi DBDBÈHE. ^

Qae ees signes sacrés et que mon innocence. Héritier de l'empire et fiis de Constantin, Jamais la trahison ne souilla votre main.

caispus.

Madame, un tel accueil a droit de me surprendre^. Et je vous Tavouerai , j'étais loin de Tatfendre. Si vos accents sont vrais, je veux les croire tels, . Noos avons tous les deux des ennemis cruels.

Qa'eQtends-je? quoi ! seigneur f et quVt-K>n pu vous dire? Contre votre repos quel ennemi conspire? De quels torts envers vous ose^tHon m'accuser? Parlez, permettes- moi de vous désabuser, D'éclairer votre cœur.

CEISPUS.

Vous le devez, madame.

FÀUSTAi

Des traîtres ont versé le poison dans votre ame ; Nommez-moi les aateoni de ce lâche complot. Qu'ils paraissent, je veux les confondre d'un mot.

CRISPUS

Oai, vous saurez de moi ce dont ils vous accusent Et vous les connaîtrez, madame, s'ils s'abusent..

' nusTA« ' lis s*ab08eBt , seigneur , vous devez les * punir. * "

CEISPUS.

Veuillez les éccniter*

FAUSTA

Eh! hïen,.. (A part.) Sachons souffrir... i 2 à

TtÊ CaSEfTàmBL

CKISPOS.

Suivant eax, Téquité, les droits de îa naissance,

Quelques titres peut-être à. k reconnaissance '

Seraient un vain obstacle à d*odieux desseins.

On aurait sa tromper» égarer les . Romains ;

On aurait contre un fils armé le bras d'un pèce;

On voudrait repousser ce, fils de la cariière»,

L^avilir, le priver d'un glorieux appui,

Elever un rempart entre le trône et lui.

Ces proj^ets, ces. etou^lets seraient ceu^fi d'une mère

Qui peut-être^, abusant A'iui sacné cataotèrev

Contre les droita du san^;, la raison, Téqoité^

Se prévaudrait du aœptve et de Tanterilé.

FÀUSTÀ.

Voilà ce. qu'on disait?

CRI9IBUS«

Gelte mère aurait niOme Aujourd'hui, dans od lim^^ donné to diadème.

FAUSTÀ.

Coinme vous je le vois, oui nous avons, mon fite. Nous avons tous les deux de cruels ennemis. Dévoiler Timposture, à vos yeux la confondre, Bst une tâche aisée et les* fkiiti vont répondre. J'irrite, vous dit^on, les Romai«a contre «eue». Vous êtes leur idole. Abusant mon époux. Je vous nuis, je vous perds. Vous guidez son armée. La route des honneurs vous est, dit^on, ferméei L'univers retentit de vos nobIe3 travaux. J^avilis votre nom. Vous êtes un héros.

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