SCÈNE m
SAUL, sortant de sa tente.
De cet aspect affreux, grand Dieu! Qu'on me délivre! Fantéme inexorable, ah! cesse de me suivre! Ne trouble plus Saûl par tes cris déchirants! Laisse-moi, laisse-moi! C'est en vain, je l'entends... Le voici... de l'abîme, effroyable émissaire. C'est un roi qui t'implore! Apaise ta colère! Que me veux-tu? Pourquoi traînes-tu devant moi Ce sceptre couronné, ce cadavre d'un roi? Quel est-il? Mais ces traits, ce regard! 0 délire! C'est Saiil , c'est son cœur , que ce monstre déchire. Partout je n'aperçois que des lambeaux sanglants. Des prêtres égorgés! Ils étaient innocents.