DORVILLE, M" BERARD
H">« BERARD
A votre volonté résignée et soumise, Comme vous le vouliez, monsieur, j'ai vu Louise, A remplir vos desseins j'ai préparé son cœur, J'ai tâché de détruire une inutile ardeur.
nORYILLE.
Mais serai-je obéi?
H>»« BSRÀRD.
Je le crois. Honorine L'instruit en ce moment de ce qu'on lui destine,
DORVILLB.
C'est bien.
(Il la nlne.)
M»« BERARD
Je me retire. Au comble de vos vœux.
J'aurais du me garder de paraître à vos yeux.
im LE GRAND HOMME CHEZ LUI.
J'ai fait de vains efforts et de votre Excellence Mon cœur a malgré moi désiré la présence. Croyez que je prends part à ce jour de bonheur. Vous ayez mérité cette haute faveur.
La France, par vos soins, va^ reprendre la vie. Et tout va prospérer sous la main du génie.
DORVILLE
Quoi! Madame, mon sort vous parait-il si beau, Lorsque je me refuse à prendre ce fardeau; Quand je réclame en vain, quand on veut m*y contraindre: Si vous saviez combien un ministre est à plaindre.
M»» BERÀRD.
Je sens trop ce qu'il doit, monsieur, vous en coûter. Pour le salut de tous vous devez accepter.
DORVILLE
Aux maux de mon pays, s'il n'est d'autre remède, Oui, malgré mes désirs, il faudra que je cède; Mais pourtant gardez-vous de vous en réjouir. Rien ne pouvait me faire un plus grand déplaisir.