I.OUISE
G ciel ! n serait vrai? Vous pourriez consentir? G*est le désespérer, c'est le faire mourir; Je saurai renoncer au bonheur, à moi-même, Mais je ne puis frapper l'infortuné qui m'aime.
DORTILLB.
Le devoir d'un enfant n'est-il pas d'obéir?
LOUISE
Suis-je donc pour jamais destinée à souffrir?
DORViLLB.
De quoi vous plaignez-vous? Le comte vous adore. Malgré ses soixante ans il est fort bien encore; Il tient le premier rang parmi nos magistrats ; U est riche, titré.
LOUISE
Mais je ne l'aime pas.
DORVILLB.
Il faudra bien Faimer, puisque je vous l'ordonie. Gerte, en ses sentiments je ne contrains personne, Et Ton connaît assez ma manière de voir ; Mais il s'agit de vous, je m'en fois un devoir; Je veux être bon père, en dépit de vous-même, Le comte vous coavient et je prétends qu'on l'aime.
LOUISE
Mon père, par pitié... J'embrasse vos genoux.