‹ Sujets dramatiquesChapitre 390 sur 394 · LETTRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

LETTRE CINQUIÈME

Adolphe d'Hauteval à Charles de Morenc^. .

On dit, mon ami, que tu veux te battre avec le sieut Yargny, je revendique mes droits ; et mon père, dût-il me laisser pour iomt herbage sa malédiction, je ne serai pas content que je n'aie corrigé ce dr61e. B'aiïleurs j'en suis déjà aux «scarmouebes : j'avais. Il y a huit jours, envoyé Hector, mon valet de cbairiire, qui «n sa qualité

im ESSAIS DRAMATIQUSa

d'ancien soldat aux gardes, se disait brave, pour téter rhomme et le détermiDer par quelque grosse iropertineoce à an éclat, et s*û se pouvait à un combat à ooups de poing. L'invention comme tu vois n'était pas mauvaise, maïs Hector, après «voir assez bien entamé Taffaire, a cru sans doute qu'Achille était ressuscité, et il est revenu Toreilte basse en me disant qiie cet homme avait quelque chose de particulier qui lui en avait imposé.

Ce n'était pas la peine de faire cent lieues pour arriver k ce beau résultat. €e doit éfre en' effet un homme bien imposant que le sieur Vargoy, et Texcuse que M. Hector donne de sa poltronnerie n'est pas mauvaise. Quoi qu'il en soit, cela m*a lait naître l'envie de voir de près sa figure. £t puisque ta hri' as, dilH>n, donné rendez-vous pour. le 10, c'est pour le 9 que je lui demande la même faveur. Ainsi, mon cher Charles, après moi sll en reste.

Je ne suis pas encore bien déterminé sur les formes à adopter, et je ne sais si je lui accorderai l'honneur d'un coup d'épée ou si je le mettrai aux prises avec ce même Hector qui ne paraît pas en avoir grande envie.

De toute manière il faut qu'il renonce À ma saur.

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