SCENE n
DÉOCLÈS, HARPALE, ANTIMAQUE.
ANTIMAQUE.
J'ai transmis au sénat, prince, votre message,
Il louait le héros, il a béni le sage.
Il vient vous rendre gr&ce. A .vous , à vos bienfails ,
La Grèce doit sa force et va devoir la paix.
Vous avez égalé la gloire d'Alexandre:
Il agrandit TEtat, vous Tavez su défendre-^
Vous avez vaincu Rome, et , pour comble d*bQnneur.,
<li6 PEBiaiEiimitàaffiDI^INE.
Rome, Rome vaincue implore son vainqueur. Accordez cette paix, conquise par la gloire , Jouissez du repos, fruit de votre victoire; C'est le vœu d'un sénat, fiant la fidélité, Dont le zôie constant...
BÉOCLÈS.
De sa sincérité Je ne veux pas douter. Je crois qu^à la patrie Ici nous avons tous dévoué notre vie.
Que de vils intérêts, que la soif du pouvoir N'ont fait à nul de vous oublier son devoir. Que vous saurez enfin, défenseurs de mon trône, M'aider à supporter le poids de ma couronne. Ty compte. L'étranger, quand nous avons vaincu, Voudrait nous diviser. Son vObu sera déçu. Opposons Tunion à ses efforts perfides.
Arrachons la patrie à des mains parricides, Prouvons à TUnlvers quMl est lin peuple encor Qui de son innocence a gardé le trésor. Pour qui la liberté n'est pas le dfoit du crime. Qui veut un maître, Ihi fère èl non une victime.