‹ Sujets dramatiquesChapitre 68 sur 394 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

DÉOCLÈS, ANTIMAQUE, HARPALE, LAODICE, SUITE D£ LAODIOË.

LA/DDICt.

Aux vœux'd>in peuple entier je viens unir mes vœux, Seigneur; tout retentît de ce nom glorieux, Du nom du Éls des rois, d'un nom cher à la Grèce, D'ttn nota si il^pÉte enfin de 4oute itta tendresse.

ACTEDEimÈIffi. 107

Quels seraient de Philippe et la joie et Torgueil, De ce père chéri, si du fond da cercneil Il voyait par son fils, par cet heureux f^er^ée, L^aigle qui le bravait yainoiie et terrassée! La justice , la paix , régnant dans ses États , L^imposture, )a fraude, et leurs noirs attentats Dévoilés et putiis au sein de la cour même, Et réclat des vertus ornant le diadème. Fille du même sang, jugez de ma douleur. Seigneur, en apprenant qu'un infSlme imposteur Insolemment osait d'un prince - magnanime , De vingt rois ses ayeux héritier légitime» D'un frère de Persée usurper le beau nom.

DÉOCLÈS.*

Eh bien ! qu'espère-t-il de cette trahison ?

En usurpant mon nom, usurpe-t-il ma gloire.

L'amour de mes sujets, gage de la victoire?

Usurpe- t-il mes droits? Ah! de l'honneur du roi,

Du salut de l'Etat ^ reposez- vous sur moi ,

Madame ; Tinsensé qui fomente la guerre ,

Pour remplir son destin, n'a plus qu'un pas à faire.

Déjà les Dieux, seigneur, le livrent à vos coups. On dit que Glondicus l'amène devant vous, Qae l'on a du complot une preuve certaine , Enfin que l'imposteur est fils de GàHi^ne.

DÉOCLÈS.

Galligène!

LAODiGEy à part à Antimaque, Voyez... son trouble, et vous doutez?

BËOCLÈS.

Il n*eut qu'un fils, madame, il n'est plus.

LAODICIf.

Ecoutez.

Déoclès, c'est ce Gis, avait perdu la vie, Disait-oih II vivait, il trompait sa patrie. Héritier du forfait d'un père ambitieux, D'un vieillard ennemi des hommes et des Dieux...

DÉOCLtS.

Madame, d^un guerrier qu'on respecte la cendre.

LAODICE

Pour lui qui vous inspire un intérêt si tendre?

DtOCLitS.

A ma reconnaissance, ahl n'a-t-il pas des droits? Si j'ai quelques vertus, à lui seul je les dois. Lui seul a soutenu, protégé mon enfance, Guidé mes premiers pas^ mon inexpérience, Dirigé ma raison par ses sages avis.

M'a rendu digne enfin de ce trône où je suis. Et c'était lorsque seul, sans appui sur la terre, Quand vous même oubliiez que vous aviez un frère, Qu'un sujet, qu'un vieillard me prodiguait ses soins. Si quelqu'autre que vous, les Dieux en sont témoins, Eut osé tout son sang eut lavé cette offense.

LAODICE

Ces titres sont sacrés, et la reconnaissance. Seigneur, est un devoir. Le nom de l'imposteur Seul, contre Galllgène, a révolté mon cœur.

Page 1