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DE LA CONSOMMATION DES RICHESSES

La consommation est, en principe, la satisfaction d'un l)esoin, et, dans une certaine mesure, la destruction de l'objet consommé. Mais cette destruction ne saurait être complète, car l'homme ne peut ni créer ni détruire, il transforme.

On peut diviser les consommations en consommations publiques et en consommations privées. Les premières, qui sont le fait de personnes morales, comme FEtat, les services publics, se défrayent par les impôts ou les emprunts. Les secondes ne nous concernent point ici.

Quelle que soit Topinion des économistes qui ont compris cette partie de la richesse dans la production ou la distribution, nous croyons la consommation assez distincte par ses faits constitutifs pour la classer à part, à Fexemple de Jean -Baptiste Say.

On sabvientaux charges publiques par deux modes : Femprunt et Timpôt.

Les gouvernements du xvi» siècle ne se rendaient peut-être pas compte de Tinfluence morale et politique des emprunts et des impôts. Mais un jour vint où il s'aperçurent que l'assiette et la perception doivent être réglementées. 11 appartenait à Sully de porter la lumière dans cette partie de l'administration et de l'économie. C'est ce qui a fait considérer son système comme une ère nouvelle pour la science (1).

Cet état de choses avait donné naissance à des emprunts sans cesse renouvelés, et dont les intérêts n'avaient pas toujours été acquittés. La progression des impôts avait suivi l'accroissement des dépenses. L'agiotage sur les fonds publics s'appelait alors le vol organisé. Une fois l'ordre dans les finances rétabli, il fallut penser à la dette et aux tailles.

Nous allons voir comment treize années suffirent pour amortir les emprunts avec des impôts s'élevant, en 1 597, à 25 et 30 millions pour descendre à 26, en 1609.

(1) Histoire de l'économie politique, t. I, c 25, p. 351 et suiv.

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