‹ Sully Prudhomme: Poète Sentimental Et Poète PhilosopheChapitre 11 sur 45 · LA VIE INTÉRIEURE · texte numérisé non relu

LA VIE INTÉRIEURE

- Dieu n’est pas rien, mais Dieu n’est personne, il est Tout (5 1 é

Pr) ÿ

72, - Mais le panthéisme ne paraissait acceptable ni au sentiment ni

s à la raison : 4

À: Etrange vérité, pénible à aie Ë

Mi Gênante pour le cœur comme pour la cervelle, Eee

= Que l'univers, le tout, soit dieu sans le savoir (2). M Frl

Fit

. Il était, comme eût dit Montaigne, au rouet. Que faire pour SO

* sortir du Cercle où sa pensée tournait et retournait sans relâche? SU Allait-il, comme le voulait Pascal, parier l'infini sur la rouge ou __ Ja noire ? Non, l’enjeu est trop gros et la partie trop grave. Et puis un penseur comme Sully Prudhomme n'aurait jamais

LE. renoncé, — dût-il au prix de ce renoncement trouver le repos, —

exercer sa faculté pensante. « Quand on est fatigué de philoso- | pher, disait-il, il faut encore philosopher, ne fût-ce que pour dou ter » (3). Il doutait donc. Il descendait « plein d’un sombre

amour » au fond du « grand puits » où dort « la blanche Vérité ». Il déroulait jusqu’au bout le câble où il se tenait suspendu, etse balançant dans la nuit, «les bras étendus, la prunelle hagarde », LA il sondait les ténèbres sans rien toucher ni rien voir.

1 Elle est là cependant, fe l’entends qui respire. k Mais, pendule éternel que sa puissance attire, Je passe et fe repasse et tâte l’ombre en vain.

Ne pourrai-je allonger cette corde flottante, RE FER Ni remonter au four dont la gaîté me tente, | À Et dois-je dans l’horreur me balancer sans fin (4) ? (APE

L'homme qui a écrit ces vers n’était certes pas un dilettante, à PSE

Ce n’est pas assez de dire qu'il était sincère. Il avait la passionde la sincérité. Il en avait la religion : religion dont il était le premier martyr. Avant la publication des Epreuves, Madame Prudhomme,

quiétait fort pieuse, prit un jour Lafenestre à part et s’ouvrit à lui

1) Les Epreuves : Les Dieux, RUE Ps 2) Ibidem : Scrupule. FT e Journal intime.

(4) Les Epreuves : Le Douie. : ren

D OST CIN Te “SULLY PRUDHOMME

des angoisses que lui causait le nouveau livre de son fils. Il y % avaitlà, jugeait-elle, «des idées bien hardies, bien peu chrétiennes ». Lafenestre la rassura de son mieux, et quelques jours après, l’occasion s’en étant présentée, il fit part de cette conversation à son ami. Sully l’écouta gravement, en silence, puis lui serrant

brusquement les mains : « Cela ne me surprend pas, dit-il, je m'y __ attendais. Ah!mon ami, que l’amour de la vérité coûte cher(1)»! Et: Il souffrait de la pensée qu'il faisait souffrir autrui. Il souffrait aussi de sa propre souffrance. S'il avait, comme tous les jeunes esprits, trouvé une jouissance à entre-choquerles idées, à affronter

les théories, à les renverser les unes par les autres, et à exercer sur Fe __ les unes et les autres son sens critique, il avait mesuré de bonne … heure la vanité de ce plaisir. «J'ai cru longtemps, écrivait-il en 1868, que le doute n'était qu’un jeu d'esprit ; je commence à

Re sentir qu'il est une maladie. Ce mal, d’abord imaginaire et poé-

tique, prend uneréalité positive quand on a faitletour desa pensée, Jusque-là on n’était qu ignorant, des portes pouvaient s'ouvrir. Mais tout à coup ons’aperçoit qu’ entâtantla murailleonestrevenu à son point de départ sans avoir trouvé une seule issue. Alors on ne rit plus avec les railleurs, on ne pleure plus les larmes d’or des poètes ; on a le cœur serré, oppressé, on est au cachot tout de

bon. » Pis encore, — et Sully Prudhomme l'avait déjà dit, — on est au tombeau ; on connaît le supplice de l’homme enseveli vivant, sans chance de salut, sans espoir de secours.

Personne ! A se dresser, faible et lent, il s ’apprête, Ft voilà que des pieds, ‘des mains et de la tête, Horreur ! il a heurté six planches à la fois. \

Que faire pour échapper à cette torture, sinon de réfréner et d’arrêter ces grands élans vers l'idéal avant qu’ils ne se brisent sur les obstacles que le raisonnement leur oppose de toutes parts ?

sul Georges Lafenestre : Surly Prudhomme à Rome (Revue Bleue du 16 mars

4 Dore. ne e dresse plus vers le haut nn ee O mon âme, retiens ton essor et ta voix, Pour ne pas te sentir toute vive enterrée (1).

Mais son âme n’était pas de celles qui acceptent leur défaite,

encore moins de celles qui vort au-devant, et si cruel que fût le supplice auquel elle se voyait condamnée, elle aurait cru se renier elle-même en s’épargnant de le subir,

Je me suis fait un devoir, afin qu’on ne pût me reprocher d'a voir dramatisé ses sentiments à plaisir, delaisserautant que PORTE sible Sully Prudhomme exposer et développer lui-même jusqu’à

ses dernières conséquences cet antagonisme de la raison et du

cœur qui a été le tourment à la fois et le levain de sa pensée. Non seulement sa jeunesse, mais toutesa vieena été troublée. Les grands nt

poèmes de son âge mûr, la Justice,le Bonheur, ne sont que des épisodes de cette guerre intérieure qui avait sa conscience pour

champ de bataille. C’est pour imposer à cesfrères ennemis, à défaut d’une paix impossible, tout au moins un compromis etunetrêve, qu’il a imaginé cette théorie de l'aspiration qui est de son œuvre Fan philosophique à proprement parler, de son œuvre en prose, la

pièce essentielle et l’élément le plus caractéristique. Mais avant

de poursuivre sur ce sujet, il faut continuer de passer en revue sa

vie intérieure et sentimentale, source et matière de son œuvre

lyrique, et tout d’abord préciser l’idée que ce poète tendre entre tous se faisait de la femme et la conception qu'il se faisait de l'amour.

(1) Les Epreuves : Tombeau.

1e ? CHAPITRE IV

LA FEMME ET L'AMOUR

Sully Prudhomme a été précocement sensible à l'influence de. 1 "l'éternel féminin. Si nous en croyons une boutade échappée au

courant d’une correspondance intime, il aurait commencé à s'intéresser à la femme en un temps où les garçons ne s’intéres-

sent d'ordinaire qu'aux chevaux de bois, aux billes et aux soldats

de plomb. Ecrivant d’Enghien, où il passait quelques jours en famille, dans l'été de 1875, il esquissait un rapide portrait de son neveu, alors âgé de douze à treize ans, pour lequel il eut tou- __ jours une grande affection et dont il suivait les progrès avec une complaisance quasi paternelle. « Sa candeur, disait-il, et son

élégance me ravissent. Quelle différence entre Je, écoliers internés dans les collèges et les enfants élevés chez eux ! Il est très lié … avec une jolie petite fille d'ici, et c’est charmant de les voir devi-

ser, bras dessus bras dessous. ‘A son âge, j'étais amoureux depuis

a, A cinq ans et je ne riais déjà plus » (1). À qui allait cet ‘amour d’un.

garçonnet de sept à huit ans ? Nous le savons par la piécette des Slances, où le poète avait fixé, quelque dix ans plus tôt, le persis- tant souvenir d’un passé déjà lointain. Il allait à,une jeune fille : ou jeune femme, amie et familière de la maison, à qui l'enfant

\ sensibilité de l’homme n’enrichit pas ici celle de l'enfant :

(1) Lettres à une amie.

avait voué une affection au-dessus de son âge, si toutefois la

LA FEMME ET L'AMOUR

Quand j’entendais son pas de demoiselle,

Adieu mes jeux ! Courant sur son chemin,

J’allais, les yeux levés tout grands vers elle, Glisser ma tête sous sa main,

Je me souviens de mes tendresses vagues,

Des aveux fous, que je jurais d’oser,

Lorsque tout bas, rien qu'aux chatons des bagues, Je risquais un fuyant baiser.

Elle a passé, bouclant ma chevelure, Prenant ma vie DU

Pourtant ce n’était là encore que l’aube obscure et incertaine

de l’amour. Quelques années plus tard, les sentiments de Sully Prudhomme prenaient une forme sensiblement plus précise. Cette fois c'était pour une petite fille de son âge que ce gamin de douze ans sentait palpiter son cœur. On jouait au monsieur et à la madame ; on se mettait en ménage « pour voir » : Vous parliez des bijoux de noces, Moi du serment,

Car nous étions différemment Précoces.

On fit la dînette ; on dansa ; Vous prétendiîtes Qu'il n’est noces proprement dites Sans ça (2).

Ce « badinage » satisfaisait, chez la fillette, les deux instincts profonds de la nature féminine, coquetterie et maternité. Elle trouvait plaisir à s'habiller, tant "bien que mal, comme sa maman, et à faire la maman à l'égard de sa poupée. Si on en croitle poète, il aurait apporté au jeu, lui, avec son sérieux ordinaire, une plus robuste conviction. Il avait osé « appeler tout haut » sa jeune partenaire : « Chérie.» ; il s’était permis même de lui baiser la joue. Quelques années encore, et il eût été bien incapable de se

montrer si hardi. Alors, vers sa quinzième année, il était, comme la plupart des garçons de son âge, gauche, indécis, timide surtout ! Mais, comme il était d’autant plus romanesque qu’il

(1 Stances et Poèmes : Jours lointains.

(2) Les Vaines Tendresses : Enfantillage.

se était plus timide, il se dédommageait largement en imagination de l'embarras où il se sentait empêtré dans la réalité. Il ne son- geait pas alors qu’il pût être aimé d’une belle: il n’aspirait qu’à

mourir en son honneur, avec honneur. Il auraït voulu, pour lui

prouver son amour, accomplir sous ses yeux quelque action héroï- * que, renouveler l'exploit de Pépin le Bref, sauter dans l’arène pour.

ramasser son gant aux pieds d’un lion. L'occasion d’un tel haut

fait ne se présentait guère : les lions sont rares à Paris, et les

demoiselles sages ne laissent pas traîner leur gant. Celle-ci pour-

: tant, un jour, perdit le sien. C'était dans le parloir du collège ; il n’y avait pas le moindre fauve en vue. Mais notre « fort en thème » perdit la tête ; il demeura cloué sur place ; et, suprême avanie, ce

fut le dernier de sa classe qui restitua l’objet perdu (1). Le pauvre garçon se consola sans doute en rimant une élégie pour celle dont la chère image rafraîchissait son âme dans les arides « déserts »

de la science, et ;

Sous leur sable ennuyeux faisait sourdre des vers.

Et il ne reprit que de plus belle, dans le silence de l'étude du

soir, le fil de ces aventures imaginaires avec lesquelles il trompait

la longueur des quinze jours d’attente qui le séparaient du prochain parloir :

Mon brave cœur d'enfant rêvait avec délices

Que d’atroces bourreaux m'infligeaient des supplices Pour me faire abjurer mon invincible amour.

Ils serraient les écrous : à chaque horrible tour,

Fier, je chantais : « Je l’aime ! » Ils versaient l’eau bouillante : Je confessais plus haut ma tendresse vaillante.

Mes os craquaient, tant mieux ! J’insultais la douleur ! « Je l’aime ! » De la poix l’infernale chaleur

Dans mes veines courait, je criais : « Je l'adore ! »

Mes yeux en s’éteignant le savaient dire encore.

Mais je rêvais aussi qu’émue elle était là

Et qu’à ses pieds, mourant, je râlais : « Me voilà, Voyez ! meurtri, rompu, broyé par la torture,

Parce qu'ils veulent tous que je vous sois parjure.

Ils m'ont dit : « Meurs ou cède ! »et f’ai répondu : « Non! J’ai pour ciel un regard et pour symbole un nom (2) ».

(1) Les Vaines Tendresses : Fcri en thème:

(2) Epares : Amour d’enfance.

LA FEMME ET AMOUR CHE Dave

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Ce sont là, comme dit le poète lui-même, des « enfantillages ». Tels quels, ils méritaient d’être notés en passant. Outre qu’ils sont contés avec beaucoup d’esprit et de grâce, ils nous révèlent chez Sully Prudhomme, bien avant l’heure où les sens s’éveillent, un profond besoin de tendresse qui ne pouvait être satisfait que par la présence et au contact d’une affection féminine. La tendresse n’est pas l’amitié ; elle n’est pas non plus l’amour. Elle dépasse l’une et elle ne passe pas tout à fait jusqu’à l’autre. En quoi leur ressemble-t-elle, et surtout en quoi en diffère-t-elle ? Laissons le soin de la définir à Sully Prudhomme lui-même ;

il s’en est acquitté avec cette subtilité d'analyse et cette délica-

tesse de langage où il excelle : « C’est, dit-il, une affection plus sensuelle que l’amitié simple, car elle est beaucoup pluscaressante. La tendresse nous donne le désir d’un contact ; la mère serre son

enfant sur sa poitrine ; deux frères tendres s’embrassent. La

tendresse me semble donc être un sentiment qui tend à s'exprimer par des sensations. Les mystiques sont tendres ; ils aiment Jésus avec leurs sens autant qu'avec leur âme (sainte Thérèse). Une naturetendreestessentiellement voluptueuse.»Maisils’empressait d'ajouter que la tendresse «est compatible avecune certaine chasteté. Entre frère et sœur, elle est délicieuse... Entre amants, elle naît assez tard, lorsque les sens ont perdu de leur autorité et que l'habitude a lentement substitué ses liens continus aux nœuds intermittents de la passion. » Et il concluait ainsi : « La tendresse est pour moi l'idéal de l'affection. C’est en elle que se rencontre le plus parfait mélange du physique et du moral, dans une proportion telle que la caresse y est comme sanctifiée et jamais suivie . de regrets vagues, comme dans les excès de la passion. Je ne puis penser à une union tendre sans attendrissement. Les larmes de la tendresse sont exquises. Tout cela est supra-terrestre-: il fait bon y rêver (1) ». ,

(1) Leïtres à une amie.

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EDR MD F < “ SULLY PRUDHOMME à RDA nie SAT AT 19

Une tendresse caressante, telle ce donc chez Sully: Prudhomme la forme innée et instinctive du sentiment amoureux. Cette ten- dresse ne recherche pas la caresse pour elle-même et pour le + plaisir qu’elle peut donner, mais comme le seul moyen qui ti est.

offert de s'exprimer et de se rendre sensible : Les caresses ne sont que d’inquiets transports,

Infructueux essais du pauvre amour qui tenté + L'’impossible union des âmes par les corps (1)... x

La sensualité qu’elle implique n’est pas une sensualité grossière et facilement satisfaite, mais une sensualité discrète et fine , qui a quelque chose en soi de poétique. La tendresse n’a pas les exigences de la passion. Elle sait se contenter de peu, et se concilie très bien avec un certain respect de l’objét aimé, si même elle ne le suppose. Aussi s’accordait-elle sans effort avec la nature réservée et timide de Sully Prudhomme. Si dans les cours du lycée Condor- cet, «ne voulant pas paraître bégueule » il parlaït à ses camarades sur le même ton qu'eux et, au rapport de Bernard-Derosne,

« disait crûment les choses » (2), dans son for intérieur il se prononçait avec autant de sérieux que de mesure sur des sujets que les jeunes gens affectent trop souvent de traiter avec légèreté, quand ce n’est pas avec cynisme. Il est de bon ton, au sortir de l’adolescence, et pour se donner des airs d'homme, de douter de l’honnêteté de toutes les femmes,même de celles qui se respectent le plus, sans avoir du reste jamais mis cette honnêteté à l’épreuve. Le jeune Sully croyait, au contraire, à la vertu féminine : « Quand une femme est vraiment d’une nature chaste, disait-il, elle est incorruptible » (3). Il n’est pas d’usage, non plus, à vingt ans, de s'inquiéter beaucoup des conséquences que peut avoir une intrigue amoureuse, ni de la responsabilité que l’on assume à détourner une jeune fille de ses devoirs. Sully Prudhomme y songeait. Il y songeait, il est vrai, à l’occasion d’un autre, et avec une relative indulgence. Mais enfin il y songeait.

) Les Solitudes : Les Caresses.

(1 (2) Léon Bernard-Derosne, Sur le vif, portraits au crayon. (3) Journal intime.

FT i Que penser, écrivait- ñ à d’un jeune homme qui épie une jeune

fille innocente pour la perdre ? Le plus honnête garçon que je

connaisse le fait. C’est qu’il ne veut pas la perdre ; il veut l'aimer, - il l'aime ; il n’y a point de malice en lui; c’est que la vieille et souveraine nature possède le sang et lui crie : Va, cours, propage !

. Que lui importent nos institutions qui font qu’une fille se perd en se livrant ? (1)» Il n’eût pas aimé, pour son compte, qu’elle se

ivrât trop facilement et trop vite. Il n’y avait pas à ses yeux, chez une jeune fille, de charme plus grand que la pudeur. « Elle

fait le Prix des voluptés, disait-il. La rougeur, l'ignorance, ce sont les grâces de la vertu ; qui sait en jouir jouit de la vertu dans la

beauté. Suprêmes délices (2) ». Il ne confondait pas d’ailleursle mouvement naturel de l’âme avec l’observation compassée des is - bienséances. Si la jeune fille qui recevait en l’absence de sa mère

son innocente visite, — oh ! plus innocente « qu’un tour de valse au bal », — affectait de laisser la porte du salon ouverte et de s'asseoir le plus loin possible de lui, il s indignait sincèrement de cette pudibonderie : d.

O fille trop bien élevée, Je ne méritais pas cela (3)!

Il pensait que la vertu ne pouvait avoir de meilleure garde

qu’elle-même. Mais lui arrivait-il de recevoir un accueil plus

tendre, il n’en concevait qu'un respect plus religieux. Si quelque jeune fille, comme il les aimait, « belle et fière », venait à lui, lui

tendait la main, la lui laissait presser, et lui rendait cette pression, il était de « cette fortune extraordinaire » étonné, oppressé,

tremblant, tant il se sentait au-dessousde la faveur qui lui était ainsi accordée. 4 Je n’y peux suffire, s’écriait-il ; jesouhaite d’être

un ange pour être capable d’une félicité si divine (4) ». Ces menues - caresses, d'autres échanges même plus imperceptibles encore,

(1) Journal intime.

(2) Ibidem.

(3) Epaves : ménitonce (4) Journal intime.

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