CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN
L'indice -’- de --da a été négligé comme il arrive souvent. Le sens propre de ce membre [--]da- est d'avec moi. Ni répond à la 3° personne du pronom personnel. Pour -ene du pluriel, voir p. 59.
Mentionnons, pour en terminer avec cet exposé schématique du verbe, la valeur causale des éléments -b- et -n-, placés devant la « racine » verbale.
3° Éléments postverbiaux.
L'élément -(e)d- postposé à la « racine » verbale semble noter un futur.
Un -ab postposé à la « racine » verbale paraît avoir répondu à une sorte d'impératif. Cet -ab peut se combiner avec l'à dont nous avons parlé p. 71.
Un -ba final, que l'on rencontre dans quelques textes’, paraît avoir répondu à une sorte d'indice du passif. Pour le -da, -dè du nom verbal, dénommé, si l'on veut, infinitif ou participe, voir p. 57.
Nous avons eu (p. 64) l'occasion de citer la forme du verbe substantif me(n) = étre (écrit souvent me-en). L'on trouve aussi une forme enclitique -en (vocalisée aussi -2n). Est-ce une forme distincte ou apocopée du même mot ?
Une autre forme enclitique de même sens est -dm (écrit ŸY -»}-), que l'on peut, si l'on veut, rendre à peu près par il y a, il est (impersonnel) : disons, par exemple : foi...il y a, {on nom ...il y a, etc. (le prédicat s'insérant à la place des points).
E. — Mentionnons, enfin, quelques mots accessoires tels que na, nu, négation, déjà citée’; bara-, négation prohibitive; -bi, -bida, -da, à basse époque -bidage — et; -n-ga, -inga = aussi; tukum-bi, tukundi-bi — si, au cas où (fréquent dans les textes légaux : si un époux dit à sa femme : tukundi-bi dam-e dam-na-ra ... ba-an-na-an-dug, etc.), he/a, a, 1, u, particules emphatiques, gana, ganu — «eh bien » (ou analogue); na(m), 84 — en vérité, certes, etc.
Il semble que ces données, toutes sommaires soient-elles, puissent, pour l'instant, suffire à notre dessein actuel.
1. Cf, p. ex., Inscription de Nur-Adad, CT., XXXVI, pl. 3, $t-mu-un-hul-a-ba —1l avait été détruit (verbe Si — hul).
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