Cf. BruGmann-TaumB, Griech. Gramm.4, p
études’. Au point de vue purement intra-indo-européen, l'on ne saurait dire que le cas soit encore entièrement élucidé.
L'élément -*sw se trouve en indo-iranien et en balto-slave (sous les formes respectives de sscr. -su, avest. -hu, v.-lith. -sw, v.-sl. -chü)°; en grec, où il a les formes -o4 et -< (avec chute de la voyelle finale; phénomène qui s'est produit également pour le -ë#, -8i sumérien)’. En latin 1l ne reste que -s.
C'est donc exclusivement en 1.-e. oriental et en t.-e. « méditerranéen » ancien, deux domaines où les influences issues d'Asie ont été intenses#, qu'il reste attesté.
Pourquoi ces trois formes -*sw, -#s1, -*s? Comment se répartissatentelles, primitivement, entre les divers dialectes ? Ce sont là deux questions que les indo-européanistes ont, jusqu'ici, laissées sans solution.
Faute de mieux, ils ont cru pouvoir admettre que les variances *u, *, répondaient à d'anciennes particules postposées ; particules qui ne figureraient point dans les formes en -s'. Les raisons alléguées pour justifier cette solution sont, à notre avis, fort loin de s'imposer.
Si l'on prend en considération les trois parallélismes «casuels » remarquables, constatés jusqu'ici entre sumérien et 1.-e., l'on est au moins aussi fondé à alléguer ici la triple forme -8à, -8, -$, prise, en Kingir même, par la postposition locative-directive sumérienne.
Cette triple forme s’y explique, d’ailleurs, tout naturellement :
la variance w :: à par une confusion fréquente entre l'u et 2, dont 1l existe
1. Bibliographie sommaire dans le Grundriss de BRuGmann et DELBrück, t. Il (1880), pp. 699 et seq.; dans la 2° édit. (K. BruGmanN), t. II, pp. 699 et seq. [$$ 356 et seq.]; BRuGmanN- Taums, Griech. Gramm.+, p. 277 et seq. Pour les années subséquentes, v. l'Indogerm. Jahrb. Aussi plus haut, p. 26. Une identité foncière du -*sw avec -*s: ne paraît (nicht zwingend » à WALTER, fl'esischr. W. Streiberg, Heidelberg, 1924, pp. 344-345, C'est, à notre avis, aller trop loin.
2. L'on a songé aussi à le retrouver dans petaë, mais cette explication paraît des moins probables.