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Glotta, XI (1921), pp. 278 et seq

5. Étrusque ais-, aï$-: plur. en -ar : lat, aes-ar ; étr. aïs-ar.

6. KrErscHMER, op. cit., p. 285. Le zilay est un magistrat étrusque dont nous ignorons les fonctions exactes. Pour zi/axnuce, cf. Fagrerri, |, 388; Sxkurscu. dans Ponrranpozri, Gi Etruschi e la loro lingua (Florence, 1909), p.150; v. aussi dans Xio, XIV (1915), l'article intitulé Etruskische Beamte, pp. 191-192 et 205 ; RosENBERG, Der Staal dr alten Italiker.

indo-européen, qui voisinent à Boghaz-Keui comme en Mitanni et en Ca-

naan', a lieu d'être, à ce titre, prise, elle aussi, en müre considération.

d) Potsfive -bi, de sens instrumental-adverbial. Du -*bhi- instrumental-adverbial i.-e. nous avons parlé plus haut*. Nous avons signalé le caractère originellement postpositionnel que l'on tend, dès longtemps, à lui attribuer en raison de sa valeur casuelle relativement faible.

A son propos, Brugmann-Thumb4 remarquent : « Die Hauptschwierigkeit, welche sich der sprachgeschichtlichen Einordnung des œ14(v)- Kasus entgegenstellt, besteht darin, dass die Formen sowohl singularisch als pluralisch fungieren. Man hat teils angenommen, dieses numeral indifferente -p1 repräsentiere noch ein uridg. -bhi ohne Numerusbedeutung, teils es sei im Griech. einst nur singularisch gewesen und erst sekundär auch pluralisch geworden, oder auch, es sei im Griech. einst nur pluralisch gewesen und erst sekundär singularisch geworden (letzteres ist jetzt DEL- BRUCKS Ansicht, Grundr., 3, 274f)*. Für keine von diesen drei Ansichten sind triftige Gründe vorgebracht, und mindestens gleichberechtigt mit diesen Ansichten ist die Annahme, dass -w, -ou$ einmal im Griech. nur Adverbialausgang gewesen war und dann in derselben Weise zum lebendigen Kasussuffix wurde, wie -{as im Altindischen, das als Ablativsufhx alle Numeri vertrat (vgl. auch épéüev mit éuoë, $ 290). Mit dieser Môglichkeit ist um so mehr zu rechnen, als -w1, -vuv als lebendiges (nicht adverbiales) Kasussuffx nur in einem Kunstdialekt auftrittf. »

L'on ne saurait mieux dire.

Ce -p, qui apparait surtout chez Homère et chez ses imitateurs, a une valeur instrumentale. Il signifie au moyen de, avec, d’où, parfois, par extension, dans.

1. Les noms de dynastes mentionnés dans les lettres de Tell el-Amarna sont, en effet, caractéristiques. Pour le sumérien en Canaan, cf. b5va et e-gal — palais; va :: lepupaot et guêur — pont; DIX — lac, marais, et sumérien agam de même sens, etc. V., entre autres, P.S. LANDERSDORFER, Sumer. Sprachgut im AÀ.T., Leipzig, 1916.

2 VD 24100 20; 1Pr260 2704 Em.

. Cf. avec ci-dessus, pp. 100-101, à propos de —*su, -*sr.

. Le -» peut très bien être éphelcystique, donc secondaire. . Pour ceci, qui est juste et de grande importance, v. notre chap. 1v, p. 133.

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CHAPIPRE NII: COMPARAISON MORPHOLOGIQUE 103

Des locutions incontestablement anciennes, telles que : Tevédoud re it avacoets (Îl., I, 38), Bin-pi(v), vad-piv auuvéuevos, et même ëx 0e6-piv = d’AvEc les dieux, ämd otparô-p venant d’Avec l’armée, ne sauraient laisser le moindre doute à cet égard. Le sens local n'est, ici, qu’une consé quence secondaire de la signification primordiale, qui est : avec.

Ce -*bhi-' se retrouve en indo-iranien et en arménien (donc en Asie occidentale, à portée culturelle de la Mésopotamie) ; en celtique (probablement celtique commun -*bis; v.-irl. -b); en latin : {i-bi; toutes langues où les influences égéo-méditerranéennes furent, de tous temps, très fortes?.

La valeur adverbiale en a été signalée tout à l'heure. Il est évident que, de : avec force à fortement, le passage n'a rien que de naturel. C’est pourquoi la formation d'adverbes au moyen de l’instrumental est chose courante en 1.-e. Les exemples sscr. stho-bhih — avec force, fortement; tävisi-bhih — avec impétuosité sont classiques.

Or le -br instrumental sumérien sert précisément, lui aussi, à former des adverbes. C'est même, avec l'emploi de -3(à), l'un des procédés adverbialisants les plus courants.

egir-bi signifie donc « afler-wards » ;

gibil-bi == nouvelle-ment ;

mah-bi — d'une manière grande, élevée ;

gal-bi, gal-gal-bi, nous est traduit en sémitique par rab-15 (avec -13 adverbial); donc grande-ment; $ür-bi, par ezz-1$, donc, avec colère, colériquement; dis-bi (dérivé de dis, des — un) — proprement : en un (accad. 18fen-1$), d'où ensemble, à la fois; eme-sal : fur-tur-bi : petit à petit, doucement (rabb-1$).

Le parallélisme morphologique de ces formes avec avest. mazi-bis (Yasht, 32, 11) — magnopere, est évident.

1, Nous n'avons point à nous préoccuper ici des rapports morphologiques originels ayant pu, selon certains, exister entre les postfixes instrumentaux i.-e. -*bh: et -*m:. Les deux postpositions sont distinctes, à notre avis.

2. D'ArBois DE JUBaINviLLE, Liliérature celtique, t. VI (1809), a fortement marqué l'étroite ressemblance du guerrier gaulois avec le « héros » achéo-égéen. L'on sait, d’ailleurs, que, jusqu'à relativement basse date, le costume gaulois a conservé une physionomie bien orientale. Cf., p. ex., C. Juzcran, De la Gaule à la France, Paris, 1922, p. 135.

Tel passage du Rg Veda (I, 2, 4) nous en fournit une contre-partie sanscrite excellente :

indravayu imé sulà upa präyo—prir à galam | = Indra (et) Vayu auprès de ces pressurages AVEC DÉLECTATION approchez-vous.

Mais ce n'est pas seulement le sens adverbial que nous fournit le sumérien. C'est aussi le sens avec, parmi, rappelé tout à l'heure, qu'il illustre.

Si, dans KR. V., I, 1, 5, nous trouvons : den6 devé-puir à gamat — dieu qu'il vienne avec (ou parmi) les dieux, la statue B de Gudea, col. V, |. 36, nous parle de matériaux que ce souverain : Æùr-bi im-ta-é = parmi les monlagnes a élé chercher.

Ce sont là des faits assez caractéristiques, nous semble-t-1l, pour forcer l'attention sur l'extraordinaire parallélisme existant, ici encore, entre Sumer et l'indo-européen.

Pour la phonétique, il ne saurait s'élever nulle difficulté, le sumérien ne pouvant, dans son écriture, exprimer un *bh que par un b*.

e) Poslfixe ailalif -r(a), très courant, indique l'idée de vers, pour, à3. Peut-être peut-on songer ici au -*r indo-européen dans sscr. kd-r-hi = quand donc; tà-r-hi = alors donc ; -*r qui semble se retrouver dans latin guo-r, cu-r; dans gothique fva-r, dans lith. ku-r = où ? — proprement : quoi—vers. Le sumérien -ra a, en effet, le sens fondamental de « {owards ».

Cf. par ex. : e-ul1)— mit) du-ù-dèG) md-a-ar (— md-a4-ra(s)) ma-andug-ga(6) = demeure()-sa(2) bâtir (3) moi()-à(s) il a ordonné(6)*,

Cf. encore : igi-ra = à l'œil de = devant; ki-ra = à la place de.

La voyelle finale du -ra est tombée en d'innombrables cas. C'est pourquoi l'on trouve constamment des formes du type dingir-ra-ni-ir = à son dieu, pour dingir-a-ni-ra; ama-a-ni-1r = à sa mère, pour ama-ni-ra; 4A-

nun-na-ge-ne-ir = aux Anunnaki, pour Anunnage-e-ne-ra, etc.

1. Cf. avec sumérien hul ($ul)-la—br — avec joie, avec bonheur.

2. L'iranien, comme l'arménien, comme le latin et le celtique rendent, on le sait, le -*bhdu -*bhi- par un -b-. Pour le cunéiforme, v. ci-dessus, pp. 17: 45-47.

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