CHAPITRE II : COMPARAISON MORPHOLOGIQUE
une caractéristique *n de l'objet éloigné. Le rapport de ces trois éléments, s’il existe, reste à démontrer. Mais le fait est à signaler.
Si l’on admet, avec M. Pœbel, que l'élément démonstratif sumérien -e — l'i- préverbial', l'on peut, évidemment, songer à rapprocher cet e de l'#edémonstratif indo-européen (v. p. 23).
b) Interrogatif. — Rien ne s'oppose, théoriquement, à une corrélation originelle entre 1.-e. *k#e-/-0-/ et eme-sal fa, te — quoi? pourquoi? Il faudrait, en ce cas, admettre que la labio-vélaire initiale aurait, devant aete, abouti à un { en sumérien, comme dans le grec si.
Rien ne s'opposerait, néanmoins, à concevoir un emploi interrogatif de l'élément pronominal */o- 1.-e.
c) Personnel. — L'on peut songer à rapprocher :
1° sumérien md, md-e; eme-sal me, -mu, -md, et 1i.-e. *me. Mais l’on se rappellera aussi qu'en caucasique méridional *me — je, moi;
2° sumérien za, za-e, -zu, -za, et 1.-e. *{w, *t-. Un passage ancien de la dentale à la sifflante sonore n'offre, par lui-même, rien d'impossible en sumérien*.
Dans un certain nombre de formes : ah-4m, {(u)v-äm, tü-bhy-am, vaydm, yuv-dm, ay-âm, ty-4m, id-äm, im-dm, le sanscrit nous montre un élément -am affixé.
Toute identification dudit élément avec l'Yf->} — -4m sumérien?, dénommé par M. Pœbel « hervorhebender -4m* », que l'on retrouve dans emesal {a-âm, te-4m — quoi? pourquoi ? doit être réservée. La coïncidence n'en vaut pas moins d'être relevée, car, de part et d'autre, il s’agit, apparemment, d'un élément similaire.
Citons enfin l'i.-e. -*mes de *ns-mes (ci-dessus, p. 29 et n. 1; p. 30) > lesb. as. äu-uec; lesb. üu-ues < Xvo-ues; dor. à-mes; armén. mekh; lith. més;