‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 132 sur 243 · V. À. PœBez, Grundzüge..., p. 85, $S · texte numérisé non relu

V. À. PœBez, Grundzüge..., p. 85, $S

3. V. p.75. L'identité graphique en transcription ne doit faire illusion. -äm sumérien désigne un élément vocalique noté -4 + m; l'-4m sanscrit représente un a portant le ton <- ”.

4. Grundzüge, p. 85, $ 235. Decrrzscu, Grundzüge, p. 46, $ 63 c, rend -4m par Usezend » (v. aussi p. 137, $ 197). Également Pœ8e, op. cit., p. 261, $ 640 (Beteuerungsformen). L'on n'ignore pas que l’étrusque *am- dans am-ce — lat. fuit (?) pourrait signifier être.

v.-pruss. mes, et le pluriel de la 3° personne, sumér. -meë (v. p. 63 et 72 et n. 4). Ÿ a-t-il lieu de rapprocher le suffixe pronominal de la 3° personne du pluriel, hétéo-kanesi : mas ?

A côté de telles concordances plutôt curieuses, nous ne trouvons donc rien en sumérien qui paraisse répondre aux doubles formes du singulier et du pluriel en i.-e.; rien qui, pour la 1° personne du singulier, évoque la double forme 1.-e. du nominatif et celle des autres cas.

Pour la flexion, l’on aura remarqué le -*bhi- de lat. #i-bi, sscr. {ü-bhyam.

Les formes du pronom personnel, à l’intérieur de l'1.-e. classique, diffèrent déjà trop, d'une langue à l’autre, pour que l'on ait pu, dans tous les cas, restituer l’état indo-européen'. Le hétéo-kaneëi nous montre, de son côté, des formes inattendues. Par exemple, zik — tu, toi, anzaë — nous; mais nous y trouvons également -naÿ — nous (suflixé) et un datif pluriel -14-ëmaÿ du pronom (enclit.) de la 3° personne*. L'on ne saurait donc s'étonner, à priori, de rencontrer peu de concordances. L'état de langue sumérien est antérieur de vingt siècles, minimum, à nos plus anciens textes indo-européens et à l'état de

langue qu'ils nous permettent d'entrevoir.

D. Le verbe. — Les divergencès, ici, sont nombreuses.

Nous ne trouvons, en sumérien, rien qui nous rappelle les différents thèmes verbaux de l’1.-e.; rien que l’on puisse songer à rapprocher du causatif-factitif en -*éye-, du futur en -*se-/-*sye-, de l’aoriste en -s-; rien qui semble comparable à des alternances vocaliques telles que keito :: ë-Am-ov. La répartition des formes en aclives et moyennes-passives; en primaires et secondaïres; des désinences spéciales pour le duel; tout cela paraît bien y être inconnu.

À tout prendre, l'économie de la conjugaison sumérienne paraît avoir été sensiblement plus simple que celle, si étonnamment riche, de l’indo-européen.

Nous avons noté que, par son emploi des préverbes de conjugaison, le

Page 1