‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 136 sur 243 · V. pp · texte numérisé non relu

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toutefois, douter qu'il existe, à proprement parler, un système phonétique que l'on soit en droit de taxer de spécifiquement indo-européen. L'aspect commun n'est, certainement, qu'un aspect des plus partiels. Le «roman commun: » nous le montre.

D'ailleurs, à l'intérieur de l'indo-européen même, les sourdes aspirées ont peu d'importance, et les sonores aspirées se sont assimilées aux sonores ordinaires dans quatre dialectes’. L'imperfection phonétique grave inhérente à la graphie cunéiforme s'ajoute donc, ici, aux caractéristiques profondes du terroir pour nous inciter à considérer le phonétisme sumérien comme une unilé en soi. Unité dont l’on ne saurait conclure, quoi que ce soit, ni pour, ni contre l'indo-européanisme au sumérien.

Ni l'absence probable d’un ton de hauteur, ni celle, possible également, d'un rythme quantitatif, ni le défaut apparent de «sonantes », ne constituent des obstacles dirimants. Les tendances articulatoires paraissent procéder du terroir, bien plutôt que des langues. Elles sont fonction des organes d'émission’; organes dont le jeu est conditionné surtout par le mode de nutrition’ de l'organisme entier. Ce que l'on commence à entrevoir du rôle important des endocrines dans les phénomènes d’assimilation et de désassimilation cellulaires porte à penser que l'ambiance biologique pourrait bien être ici l'un des facteurs essentiels. L'importance croissante que prend, au point de vue phonétique, l'étude des substrais est loin d’exclure cette éventualité. La phonétique, dès lors, est susceptible de nous apparaître quelque jour comme étroitement dépendante de l'anfhropologie au moins autant que de la linguistique. Ceci modifierait de la façon la plus heureuse, à notre avis, la position de certaines

questions.

# Allernances (?). — Un certain nombre de « racines » verbales compor- ; : e , tent des variances vocaliques du type a :: : ::” (ou seulement a::1, oue::u, ou a ::u). Tel est le cas, p. ex., pour dar :: dir —s'incliner, tomber; te (pour 1. V. ci-dessus, p. 17.

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