CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS
ku(d) = couper, trancher; ru = fondre sur; ra — arroser par inondation; rah = frapper (du tonnerre, surtout); {u(d) = façonner ; tug, te (pour *{e(g) ?) — vétement, habit; ara, ma, mu — moudre, broyer; gar — nourriture, ce qu'on mange; til = parfaire, terminer; sag — téle, chef, etc.
Le nom de l'arme offensive en laquelle, au temps ancien, les Asiatiques étaient passés maîtres : l'arc (sumérien g#b/pan) mérite une mention spéciale.
Le déterminatif gr indique qu'il s’agit d'un objet en bois.
La forme archaïque du caractère est encore très proche de l’image de l'objet lui-même : sp
Sumérien pan — accadien qgaëtum — donc nÿ». M. H. Hein’ a évoqué, à ce propos, sanscrit band-, qui — flèche, les noms de la flèche et de l'arc étant, on le sait, susceptibles de se substituer l’un à l'autre.
Cependant, M. J. Przyluski, considérant de son côté le même terme sanscrit band-, en rapproche les formes indo-nésiennes du type panah, désignant en ces langues soit l'arc, soit la flèche, et celles : mon, khmer, stieng, rôngao, muong, annamite : pan, banñ, péñ, pan, pan, ban, qui = «tirer de l'arc».
Sumérien ÇA] pan répondant à gaëtum et représentant, dans le principe, un arc, l'on est en droit de se demander si, dans loules ces langues, nous n'aurions pas tout simplement affaire à la conservation simultanée d'un vieux terme assez bien construit pour résister à l'usure phonétique; terme dont le sumérien représenterait, en ce cas, le spécimen le plus ancien. La question vaut, ce nous semble, la peine d'être posée. Car elle est du plus haut intérêt.
8) Parmi les vocables dénonçant une influence sacerdotale et scientifique, l'on peut distinguer deux groupes : l’un intéressant proprement le »ocabulaire*; l’autre témoignant plutôt de communauté de conceptions.
[. Dans le premier l'on peut, croyons-nous, ranger, p. ex., bur, qui — Boptov; gusur, poutre, pont, qui = yépupa. Rappelons Jean Lydus (Wens.,
1. Ceci pour les indo-européanistes qui l'ignoreraient. 2 ODA p UOTE