BSLP., t. XXV (1924), pp
4. Pour tous ces termes, se reporter aux références de notre index.
II, 21) : ... êv "Avis rd méhar yepupaior mvres où mepi Tà mätpia lepà énynrai na dpyuepets (diownrat Tüv ÉAwv) vouabovro...; citons encore {emen = barillet de fondation’; itu*; su(d) — salähu = « besprengen » ; si(g) = Sapaku — verser, répandre; sangu = prêtre.
Un vieux nom sacré du feu, que le monde hindou a perdu dans la suite, mais que la collectivité indo-iranienne a possédé en commun avec d'autres terroirs d'Asie Mineure, présente un intérêt spécial.
Ce nom n'est autre que sscr. *athar-, avest. atar-; mot que l’on suspecte, en raison de la variance de la dentale, et surtout à cause de son aspect étrange : alar-$, en avestique, d’être un immigré en indo-iranien.
Peu nous importe ici cet aspect, car la liaison religieuse ne s'effectue pas. toujours, ni nécessairement, sur la base de vocables munis d'un certificat d'origine pure.
Un fait certain, en tout cas, c'est qu'afar- est le nom liturgique et normal du feu en iranien; qu'en sanscrit ce mot figure sûrement dans afhar-van, proprement : muni du feu > prêtre du feu > prétre (lexique rituel).
Le feu, en tant qu objet de révérence cultuelle, nous intéresse spéciale-ment. Nous avons, en effet, signalé, ailleurs’, que ce dieu, dénommé /e très: jeune (yavistha-), le jeune (yahvd-, yahuü-, yüvan-), le jeune de la force (sthaso yüvan) en védique; dieu né des eaux, portait, en Sumer, le qualificatif, exactement symétrique, de gibil — le jeune, le nouveau, et que Gibil+ était, tel Apam népat, le descendant du dieu sage des ondes; d'Éa.
De plus, les Afharvans et les Bhrgus’ ne sont pas seulement les porteurs du feu. C'est à eux que la tradition hindoue rattache l'importation des rites. concernant la plante d'immortalité; du soma-haoma*. Cette association s'ex-plique assez naturellement, le soma? (comme le vin) étant censé véhiculer ces
1. D'où charte de fondation, d'où fondation en l'honneur d’un dieu.
2. Nouvelle lune, mois. Voir déjà, pour su :: latin stus :: idus, H. Weipner, dans Glotta, IV (1913), p. 303, et nos remarques dans Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 187.