‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 158 sur 243 · Babylonian writing, part. I (1913), p. 214, s. n · texte numérisé non relu

Babylonian writing, part. I (1913), p. 214, s. n

2. Le xovèc ôuuar Eywv d'Iliade, 1, 225, prend, nous semble-t-il, à ce rapprochement, un -sens néfaste encore plus accentué.

3. L'oreille (avest. ut — «les (deux) oreilles ») fait aussi, en avestique, partie du vocab. ahrimanien (A. Meier, op. cit., p. 289). Ce mot correspond à persan ho$ — « Verstand », pazend ho$, huë, même sens; armén. uÿ (mémoire, souvenir, [emprunt]), ap-u$ — insensé, $ambui — -d°-; en avestique uë: a, de même, le sens de ( Verstand, Ernsicht, Sinn » (Gæicer et Kuan, Grundriss, I, b, p. 35 et seq., $ 9, 2). L'on rapprochera sumérien E u$ — ( Etnsicht, Verstand » (Decrrzsc, Glossar, pp. 53, 58) — accad. femu, possiblement réduit de wmus. La racine gaoë- — entendre, employée pour les êtres bons, que les Gafha possèdent sous la forme geu$a- — orerlle, est rattachée d'ordinaire au même groupe que sscr, ghôs-a-h, ghôs-a- — 1l retentit bruit. L'on rapprochera, nonobstant, sumérien g1/e$ — organe des sens, oreille (DE- LiTzscH, Gloss., p. 74, s. v. pi; p. 97 : (Organ... Speziell das Gehôrsorgan »). Sumérien g1/es- .tu(g) = proprement : ( prêter l'oreille ».

4 OP: Cf: D 200:

s. Pour le sens de dieu, cf. Ranke, Personennamm in der Urkunden der Hammurabidynastie, p. 20. Cf. aussi le dérivé accadien anutu — divinité. Cf. grec àva? -

que l'équivalence ciel :: dieu est l'une des premières formulées par les indoeuropéanistes.

Pour anu et div-ya-, voir ci-dessus, page 9.

6° Quant aux noms des signes du zodiaque, dont l'importance théo-cosmologique se dispense de démonstration, les nôtres ne sont, en plusieurs cas, que la {raduction pure et simple des noms sumériens. Tel est le cas, par exemple, pour gu-(anna) = taureau (du ciel); maë-tabba gal-gal-a — les grands jumeaux ; ur-gula = proprement le chien grand, ce qui, rapproché de ur mah, de mème sens, qui = lion, répond, apparemment, au lion; girtab — proprement poignard-brülant — scorpion (accad. zugagipu). Aussi le rapprochement de grec xeipea (plur. seulement) « signes célestes» (11, XVIII, 485 : Tà velpea mévra, t& 7’ obpavèç éctepävorar), éol. tepéwv (Alcée, fr. 155 B4) — qui ne se sépare pas de sscr. {arà — étoile, ni de védique farah (plur.) — «étoiles », — et de sumérien fir — demeure (admanu, Subtum), suggéré par M. Hein’, est-il de ceux qui paraissent devoir être retenus. Tir, en effet, semble servir à désigner le zodiaque dans l'expression An(2)-{irG)-an-naU), mot à mot : demeurel(1) élepée(2) du ciel).

Certaines lacunes communes ne sont, elles aussi, pas sans intérêt.

C'est ainsi que le sumérien (pas plus que l'indo-européen) ne possède de nom spécial pour le lion et désigne cet animal par une périphrase : le grand chien, le jaune (ou fauve).

Oppert avait déjà noté le fait dans ses Observations sur l'origine des Chaldéens, dans les Comptes rendus de la Société française de Numismatique et d'Archéologie, t. 1 (1869), p. 74. Il en avait déduit que « ce peuple venait du nord de l'Asie ».

L'on nous permettra de clore cet alinéa par une observation que nous: estimons importante. Cette observation consiste à attirer l'attention sur le goût commun, intense et profond, que Sumériens et Indo-européens ont pour le GENRE ÉPIQUE:.

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