CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS
entier vit d'elle et/ou par elle, l'on aurait, véritablement, quelque mauvaise grâce à lui contester une activité, une infiltrabilité supérieures à toutes autres. Ses missionnaires, à cet égard, ne le cèdent en ingéniosité ni en patiente énergie, à ses plus habiles hommes d’affaires, politiques, ou soldats.
Ce serait, par suite, une grave erreur que de prétendre que cette activité — avec les facultés de métamorphisme qu'elle favorise à un si haut degré — n'ait pu et dû commencer d'être que lorsqu'elle commence de nous être connue sous sa forme classique.
En soi, un état allotropique — de type mongoloïde’ ou caucasisant* —, de structure dite « agglutinante », d'un pré-indo-européen n'offre rien de spécifiquement absurde, ni même d'inattendu.
L'importance, pour la plus ancienne culture 1.-e., des régions ouraloaltaïques, qui sollicitent les efforts d'archéologues contemporains, est, dès longtemps, reconnue. Il ne semble, d’ailleurs, pas qu'elle soit entièrement étrangère aux recherches aryo-ougro-finnoises*.
Des langues dites « agglutinantes » aux langues dites « à flexion »iln'y a, d'ailleurs, pas de divergences irréductibles. Le finnois nous en est une preuve assez souvent citées.
Enfin, NoTRE histoire ancienne, d'un avis unanime, se trouve, au moins en partie, en Âsie Mineure même. Un article tel que celui de M. G. Ipsen (dans la Fesrscnrirr Für W. STREITBERG) : der Alle Orient und die Indo-
1. L'on sait que le sumérien a été, un temps, considéré comme fouranien, terme qui impliquait, à l'époque, des corrélations « ouralo-altaïques »); une parenté avec le turc, le mongol, le tongouze, par conséquent. L'équivalence dingir :: iäñr: est encore présent à l'esprit de tous les sumérologues.
2. V. Bork, OLZ., 1924; article cité ci-dessus, p. 11, n. 4. — L'on sait de reste que caucasiques et mongols se sont, à l’époque historique, largement interpénétrés. L'onomastique géographique du Caucase en témoigne.
3. Le terme «allotropique » a été employé par nous à propos de l'indo-européen dans Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 197. Conformément à l'usage de la terminologie chimique, nous entendons par allotropisme un groupement autre des éléments constitutifs. S'agissant de linguistique, où la singularité des faits est la loi, les éléments constitutifs en question ne sauraient, forcément, être que partiellement les mêmes.
4. V. le clair résumé de Feist, Europa im Lichte der Vorgeschichte, pp. 44-47; aussi pp. 60