V:, p. ex, FEIST, Op. ct A
germanen, constitue à cet égard un indice, en même temps qu'un symbole de temps nouveaux". Or, ici, nous nous trouvons au cœur d’une région largement baignée avant tout par la culture, comme par l'influence linguistique et religieuse et « graphique » de Sumer.
Le renouveau que notre histoire doit à cette culture de l'Asie antérieure n'est pas uniquement le fait d'un « mirage oriental ». [l tient aussi à la nature des choses. Richesse, technicité, religion sont trois facteurs éminents dans les destinées de toute expansion. Sous ce triple rapport, l'Asie antérieure, et Sumer, occupent, réellement, une place de premier plan.
Les peuples occidentaux, sans nul doute, ont leur part, une très grande part, à l'élaboration de ce qui est devenu l'indo-européen. N'oublions pas, cependant, qu'à eux seuls, ces peuples se sont toujours montrés incapables de se renouveler au delà d'un assez faible degré. Leurs grandes « Renaissances » leur sont, à plusieurs reprises, venues au contact ou sous l'impulsion profonde du proche Orient. Le grand mouvement ethnique, technique, économique et religieux qui coïncide avec l'inauguration de la civilisation néolithique ne fait, manifestement, pas exception.
Or, nous avons, croyons-nous, fourni quelques indices précis témoignant que le sumérisme — mais un sumérisme impliquant quelque indoeuropéanisme® — pouvait difficilement être exclu de ces institutions nouvelles, si curieusement durables.
La concordance nous parait d'autant plus digne de remarque qu'elle demeure limitée précisément à l'apport nouveau. Sous le rapport purement morphologique, l'on aura, de même, noté que les éléments parallèles se trouvent justement sur les aires où l'on pouvait, en principe, le plus normalement les attendre’. [| semblerait donc que le sumérien puisse être considéré comme virtuellement plus proche des dialectes du groupe oriental ; ceci sous la réserve de contacts méditerranéens plus particuliers avec les civilisations, les institutions et les langues préclassiques et classiques, de l'Hellade et de l'Italie, peut-être même aussi de la péninsule ibérique.
1. V. déjà Feisr, dans Europa..., p. 44 et seq. 2. V. pp. 144 et seq.