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CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS

Nous ne pensons pas, vu le degré encore très faible de nos connaissances, qu'il soit sage de vouloir beaucoup plus préciser.

Le sumérien ne nous rend, évidemment, raison, ni du pourquoi des alternances vocaliques 1.-e.; ni de l’origine de la plupart des morphèmes"; ni de celle du duel; ni de la série des noms de nombre : ni de la constitution des genres; n1 de celle de la conjugaison. D'innombrables problèmes restent donc sans solution. Pourtant -da, -la, -bi, -5ù, -8i lui donnent, semble-t-il, dûment voix au chapitre.

Nous pensons donc que :

a) SOUS LE RAPPORT LANGUE, Sumer représente, en tout cas, l’un des éléments qui, en des temps fort anciens, ont concouru à la formation de l'indoeuropéen ; qu'il est, par suite, un témoin archaïque de l'un des dialectes préindo-européens essentiels ;

b) sous LE RAPPORT CULTURE, que celle de Sumer est, dans une large mesure, à la base de la nôtre. Les faits de religion, du domaine cosmothéologique, d'institutions économiques et sociales, de technicité, paraissent ici d'évidence. Si nous voulions dénier à l'indo-européen tout ce qui dénonce son unité de CULTURE, ne compromettrions-nous pas gravement, par là même, l’un des éléments essentiels de cette unité ? Cet aspect est, par conséquent, capital. Faisons, dès lors, ici une large place à Sumer. Tenons-y compte aussi, c'est indispensable, des dislocations intervenues au cours de l'extrème recul des temps.

c) Pour LE VOCABULAIRE, en particulier, il semble qu'ici, tout comme -en indo-européen classique, l’on doive, d'emblée, renoncer à faire le départ entre : 1° le vieux fonds de termes originellement identiques et 2° la masse de ceux qui, par mille voies diverses, sont venus ou revenus s’agréger soit au sumérien, soit à tel ou tel dialecte indo-européen ancien*.

En sumérien, tout comme en indo-européen préhistorique, la part qu'il y

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