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CHAPITRE IV : BILAN GÉNÉRAL. — CONCLUSIONS

EE = gir, qui — poéle, fourneau (synonyme, ou à peu près, de 4 — udun, de même sens)'. L'accadien a adopté ce mot sous la forme kiru*. Pour l'aspect sémantique, rapprocher, par ex., grec tüp — v.-haut-allem. fiur — -armén. hur = feu avec arménien hnoc (à comparer gothique fon) — four, fourneau.

De même “*gor-1-s — montagne — védique giri-, avest. (garay-, Vs gora — montagne; etc., possède dans kür (— $adu) — montagne : &, une contre-partie que la différence de degré des occlusives initiales ne suffit pas à aire écarter.

TS 42, qui désigne la chèvre (acc. enzu), forme archaïque C'

(tête schématique de chèvre, où tétine, selon Barton, n° 139), parait pouvoir -compléter la série “aza-, *aza- = bouc, chèvre — sscr. aj4-; lith. o2ÿs, ozkà;: v.-irl. ag allaid = « cerf ».

— = igt = œil, à côté de {ET — ug — voir, regarder, admirer, nous aide à nous expliquer la différence de vocalisme que nous relevons entre Sscr. 1k-s-ate, èm-im-e00 et oc-ulus, 60o-0o-mar, etc. Nous voyons, en tout cas, qu'elle serait fort archaïque.

Un autre vieux terme technique, celui qui répond à fing-ere :: fig-ulus, goth. dig-an, sscr. deh-i — rempart (de terre entassée), avest. daëz-aye-ili, etc., pourrait, éventuellement, recevoir de = dug :: dû — bâtir, façonner, qui se retrouve dans im-du-a (= “imG)-dug(2)-a = « TonG)- oder Lehmt2)-cebilde » et LehmG)-mauer(2) [Derrrzscx, Glossar, p. 147 et p. 25])*, un archaïque

1. V. DeurrzscH, Sum. Gloss., p. 92. Ici encore, il s’agit de l’utilisation du feu. Un rapport étymologique de udun (v. p. 128, n. 2) avec irvôç et allem. mod. Ofen est à prendre en considération. Ces termes sont, jusqu'ici, restés mystérieux. Notons que le feu, chaleur, se dit 221. L'on peut concevoir une variante “wzu, de même que l’on a 2min :: umun — sept; erim :: urum — guerrier, etc. (v. à ce sujet p. 53, n. 7). Une corrélation étymologique éventuelle avec lat. uro = grec sbw — sscr. us-, etc. << i.-e. ‘eus-, *ues- — brûler, rôtir, serait, dès lors, ‘à envisager.

2. Les variantes gar :: $ar — enclore; gul :: Sul — anéantir, exterminer, autorisent à con- -cevoir un *gir à côté de gtr. Pour le $, v. p. 17, n. 1. Pour l'? sumérien, v. p. 28, n. 1.

3. Le caractère représente trois montagnes. Pour la phonétique, pp. 17 et 47. Cf. avec kam — gâm (Stkru); kir et gir — courir; kir et gir — pétrir; > YY à = pili: lil: AFS Gars: — gun:: kun; al = Ci Toul, etc:

4. Autre possibilité — peut-être moins probable — dans Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 186.

commentaire. Le même double sens se retrouve, on le voit, des deux parts. Un “dig répondant à *dug est concevable (cf. dab :: dib :: dub — saisir). L'on en peut dire autant de *{eg-', traduit par confectionner. Ce mot apparaît dans véd. fasfi, läksati, avest. tasaf. En slave et en lithuanien, il indique plutôt l'idée de façonner à la hache, cependant qu'en latin (fexere) il a le sens de fisser ; en grec celui, particulier, de faire acle de menuisier-char-

pentier (réxrov); plus généralement (réyvn, “Hpaisros xhurotéyvns) : l'acte de

tout ouvrier habile aux travaux de confection d'objets impliquant DE L'ART. C'est là, en effet, l’un des sens fondamentaux de réyvn°. Le sumérien ES tag — orner, parer (que traduit l'accadien zu'unu); nous aide donc mieux à

percevoir cette notion ancienne d'art, qui se retrouve aussi bien dans nos.

« ARTS e{ métiers », dans notre ARTISan et dans notre chef-d'œuvre.

Sous le rapport social, des informations sont toujours utiles. La famille

forme un groupe où le père : ad (#E\) exerce les fonctions de juge, de setgneur (cf. les verbes composés ad-ge, ad-gar = faire le père > trancher, décider, juger [accad. malaku; cf. avec hébreu +5 = ro:]). La ville (uru

>|) est, en principe, la fondation, que le caractère archaïque (réseau de

canaux d'irrigation?) semble dénoncer comme agricole. L'emploi d'un même signe (#[Ÿ}) pour désigner le peuple (ü-ku, uku) et le pays (kalam(a)) nous montre l'existence d'unités politiques supérieures à la famille, même au sens large. Le yévos, la gens paraissent déjà impliqués de par le mot-racine

gan (aussi gam) = engendrer (accad. aladu) ; une polygamie par l'emploi de:

gem(e), urum, dans le double sens de femme (épouse) et de servante. Mais le

conjoint LÉGITIME, le conjux (dam ; cf. Gau-apr-), a une place à part. L'art de. filer la laine est connu, témoin sur, sir = « spinnen » (accad. famu), difficile

à séparer d'1.-e. *ser- dans eipw, sero (et même peut-être éprov, épique etpuov P). Mug, sorte de vêtement (> accad. mukku), est accompagné du déterminatif

1. Pour ce terme, v. A. Meier, /ntroduchonf, p. 344; pour le précédent, 1hid.

où

2. Cf., p. ex., Odyssée, VI, 232 et seq. : de 0 ôte mie ppuodv mepryeberar dpyüpw vip |] Tôpte, Ov- Hpaiorog dédaev al Makkac "Aô%vn || Téyvnv mavroinv, yaplevra ÔÈ Éoya vedeler, xt. : cf, de même uerà.

TUNIS, aveu Téyvnç — avec art, sans art; TÉXVn xai Énioripn — avec art el science; moheptxa) Téyvat — arts de la guerre; à nepi vobç ÀdYyous téyvn — l'art de la parole.

3. S'emploie, p.ex., pour dire qu'un temple une fois bâti, on l’a orné d’une décoration d'ar--

gent et d'or (kaspu hurasu dzain).

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