Cf., à ce propos, À. Meier, Introductioné, pp
qui, sitôt apparue, s'avère comme l'une des plus fortes cultures humaines ; comme une {rès grande cullure religieuse, par surcroît.
Nul n'ignore que ce dernier caractère constitue un facteur incomparable de diffusion. L'expérience, d’ailleurs, le prouve. C'est la pensée religieuse hindoue, bien plus que la masse des peuples mongols ou chinois', qui a conquis les deux meilleurs tiers de l'Asie et de ses grandes îles. C’est une fois indo-européanisé que le christianisme est parti à la conquête du monde. Brahmanisme, bouddhisme, zervanisme, réforme de Zoroastre, parsisme; en des temps tout modernes : bäbisme, behaïsme, théosophies de l'Inde contemporaine ; ce sont là autant de signes indéniables d'une activité religieuse et « apostolique » des plus vivaces.
De nombreux signes, perceptibles dès la préhistoire’ ; les noms divins, les noms de nombre aryens en Mitanni-Cappadoce, indiquent, avec une grande probabilité, l'impulsion d'une organisation sacerdotale, dès les premières manifestations historiques des Aryens.
La solidité de leurs institutions se peut aussi déduire de l'extraordinaire vitalité, de la longévité dont elles ont fait preuve. L'étude la plus sommaire du lexique en témoigne.
Chose étrange, pourtant. Sitôt que nous atteignons la première moitié (1500-2000) du deuxième millénaire avant notre ère, l’indo-européen semble s'évaporer.
Quelques indices géographiques, lexicographiques, religieux? ; quelques noms de divinités, de dynastes; et c'est à peu près tout. Nulle part nul ne le retrouve.
1. L'on sait que ni Li Orl, ni K'ung K'iu, ne sont des fondateurs de religions.
2.V, MSLP XX 265 et seq.; XXI, 249 et seq.; XXII, 247 et seq.; A. Meier, Linguisique historique et linguistique générale, Paris, 1921, pp. 281 et seq., 323 et seq. GAUTHIOT, MSLP., XVI, 264 et seq., n'est pas moins important à ce même point de vue. Cf., encore, H. GünTERT, Der arische Weltkônig, Halle a. S., 1923; G. Dumézr, Le festin d'immortalité, Paris, 1924; H. Rercuezr, Der steinerne Himmel (Indog. Forsch., XXXII, 1912, pp. 23-57). L'on notera que, en sumérien comme en indo-européen (xxuwv), ciel et pierre s'expriment par un seul et même mot : na 2" (accad. famu et abnu). Doctrine sacerdotale, encore. Cf. avec pp. 11 seq., ci-dessus. Le fait que les premières manifestations aryennes connues sont d'ordre religieux et sacerdotal pourrait difficilement être surestimé.