‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 29 sur 243 · V. Babyloniaca, VIII, 3-4, pp · texte numérisé non relu

V. Babyloniaca, VIII, 3-4, pp

CHAPIMRE Te DE L'INDOEUROPÉEN 5

Il y a là, évidemment, un curieux mystère. Aucune autre grande culture ne s'arrête aussi tôt, aussi radicalement.

Eu égard aux termes dans lesquels se pose le problème’, aux conditions dans lesquelles nous nous trouvons placés pour le résoudre*, à la remarquable faculté de métlamorphisme dont l'indo-européen fait preuve à date historique”, l'on est fondé à se demander si cette invisibilité ne tiendrait point, par hasard, à nous bien plutôt qu'à lui.

Elle est, à cet égard, singulièrement inquiétante, la déclaration très juste de M. A. Meillet* : « On ne restitue pas RÉELLEMENT* l’indo-européen. » En d'autres termes, l’on ne saurait jamais tirer d'une équation quelconque que ce qu'on y à mis.

Ceci étant, ne serions-nous pas simplement victimes, en l'espèce, d'une sorte d'illusion d'optique; illusion consistant à préter, implicilement, à un indo-européen antéclassique® l'apparence et la structure de la langue commune, telle qu'elle se déduit des concordances définies par les comparalistes ?

L'on a déjà rappelé la précarité, la valeur fout algébrique de pareilles restitutions?.

Notre accès, relativement récent, aux langues de l'Asie Mineure cappadocienne a, sur ce point comme sur beaucoup d’autres, curieusement élargi nos perspectives.

Sous le triple rapport religieux, économique et militaire, cette contrée, les peuples qui l’ont occupée ont joué dans l’histoire passée de l’indo-européen

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