Babylontaca, VIII, 3-4, p
4. [Il y a, naturellement, à faire état, ici, tant de la présence de la langue sumérienne à Boghaz-Keui, que des observations graphiques de M. F. Bor (v. ci-dessous, pp. 46 et suiv.), et, enfin, des indices anthropologiques recueillis par M. S. Langdon à Kish (Excavations at Kish, Paris, 1924, pp. 57-64); indices qui, outre ceux impliqués dans la langue sumérienne (Cf. OLZ., 1924, Sp. 169 et seq.), nous obligent à embrasser le vaste secteur s'étendant de la Haute Arménie au golfe Persique en passant par l'Élam et l'Iran.
s. Le texte (Schuchardt-Brevier, Halle a. S., 1922, p. 251) dit romanische. V., à ce propos, H. F. J. Junxer dans Festschrift für W. Streitberg, Heidelberg, 1924, p. 1.
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SCHÉMA SOMMAIRE DE LA STRUCTURE ET DU FONCTIONNEMENT DE L INDO-EUROPÉEN *
A. Le mot indo-européen.
Tout mot indo-européen se compose de trois éléments : la racine, le suffixe, la désinence.
La première indique le sens général ;
le deuxième, un sens spécialisé ;
le troisième, la fonction dans la proposition.
Ainsi, dans ëpm-eté-v — serpent, propr. « ramp-eur », l'idée de ramper est rendue par épm-; -evo- est un suffixe servant à former des noms possédant la qualité ou accomplissant l’action exprimée par la racine; -v est la désinence du N. V. A. neutre singulier.
Ce que nous appelons racine est, simplement, ce qui reste, ablation faite du suffixe et de la désinence.
C'est donc un élément parfaitement concret, mais aussi parfaitement empirique.
Nous n'avons, en effet, aucun moyen de savoir si cette racine est ou n'est pas un résidu d'un mot antérieur.
1. Le titre et le plan du présent travail excluent la phonétique. Ce n'est pas que nous considérions cet aspect de la question comme peu intéressant, ou secondaire; bien au contraire. Mais les imperfections inhérentes au syllabaire cunéiforme ; les variations, parfois suggestives (v. Babyloniaca, VIII, 3-4, p. 204, s. v. *r), des graphies; la valeur morphologique éventuelle qu'il y aurait lieu d'attribuer, p. ex., au gunu (peut-on songer à un alourdissement tel qu'il existe dans le guna et la vrddhi du sanscrit?); tout cela exigerait une étude spéciale des plus détaillées ; étude dont les éléments, fort nombreux, sont, d’ailleurs, encore loin d’avoir été systématiquement rassemblés. Ce sont là les raisons qui, malgré le haut intérêt intrinsèque de cet ordre de faits, nous ont décidé à nous cantonner strictement sur le terrain morphologique. Aussi bien, au point de vue parenié qui nous occupe en ce moment, est-ce le plus immédiatement important. Voir, en outre, notre remarque, p. x, n. 14, et plus loin.
2. Comme tout travail français concernant la linguistique i.-e., cet exposé doit beaucoup - aux publications et à l’enseignement de M. Meillet.
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