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CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN

Genèse’, nous montrant les constructeurs de villes poursuivant leur œuvre dans la direction du nord; tout cet ensemble nous montre, en cet endroit, des groupes d'hommes déjà, forcément, des plus mélangés, frayant les uns avec les autres.

Apostolat religieux, apostolat économique, commerce nautique ; qu’estce qui peut davantage contribuer à brasser les individus ?

Nous appelons, par suite, Sumériens simplement le « complexe » dont certains éléments d'encadrement, constituant l'aristocratie de Kingir, ont, Les derniers, contribué à déterminer l'apparence, antérieurement au quatrième millénaire av. J.-C.

Ce « complexe », que contenait-il, outre son substrat inconnaissable ?

L'anthropologie, pour l'instant, nous orienterait plutôt dans la direction des arménoïdes’. En l'état actuel de nos connaissances bio-psychologiques, anthropologie et linguistique demeurent, toutefois, deux domaines largement — sinon totalement — distincts.

L'indication est donc à retenir, car elle est importante. Mais elle n'implique et ne saurait impliquer de solution que partielle.

La tradition gréco-orientale, dont nous avons, plus haut*, rappelé l’essentiel, ne nous apprend avec certitude que deux choses :

1° l’ancien et prodigieux cosmopolitisme de la Mésopotamie préhistorique ;

2° le caractère à la fois religieux, mercantile et maritime de sa civilisation.

bable de l'élément initial 4inak-, -35, cf. notre article dans Babylontiaca, VIII, 3-4, p. 184, n. 3, et ce qui est dit des l'epupaïot :: vmya et du sumérien guëur — pont, p.183 et n.4. Le témoignage toponomastique faisant de X?nah-n21/Kenag-an une «colonie de KANAGGa » rejoindrait donc, ici, les affirmations d'Hérodote et de Strabon, etc. V. note précédente et Genèse, x, 6-19.

1. x, 10-12. C'est une civilisation essentiellement urbaine que celle qui peut déjà dénommer les enfers wru-gal — la grande ville. Un moderne eût-il trouvé mieux ?

2. V.S. Lancpon, Excavations at Kish..., Paris, 1924, pp. 57 à 64; notamment pp. 58-59 et 63; aussi pp. 115-125.

3- Nous pensons ici aux races jaunes hors desquelles nous ne sachions pas que les langues monosyllabiques aient d'existence appréciable; aux races nègres auxquelles se superposent les parlers nègres. V. les justes remarques de M. À. Meirer, à ce propos, BSLP.,t. XXV (1925), One 17-19:

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