Même signe pour fa, da, tha; pa, ba, pha, etc
6. La solidarité de Sumer avec le plus ancien monde asiano-égéen, qui se peut déduire des caractéristiques phonétiques sus-énoncées, est, d’ailleurs, attestée par un certain nombre d'indices archéologiques. Signalons, entre autres, quelques faits précis recueillis par M. G. Con- TENAU, Glyptique syro-hittile, Paris, 1022, pp. 42 (Gula sous l'arbre d'immortalité; cf. avec Babyloniaca, VIII, 3-4, pp. 215-216), 87, 120, 174-176. Quelques-uns des objets trouvés par M. S. Lancnow, à Kish, ne sont pas moins démonstratifs. Linguistiquement, voir nos remarques dans Babylontaca, op. cit., à propos de femen :: vépevoc; asam :: äsdpuvoc ; guëur :: vépuox (pp. 179-184; 184-185), plus haut, pp. x, n. 143 17, n. 13 28, n. 13 44, 0. 4, et plus bas.
7. L'on pourrait compléter cette liste d'indices par le rappel du type, si caucasique, de la conjugaison à préfixes de Sumer (cf. avec ci-dessus, p. 35 et plus bas).
qu'au IF millénaire av. J.-C., toujours actif dans son rôle de « trait d'union »! entre les régions mésopotamienne et asiano-égéenne. Nous y retrouvons des documents sumériens. Aux jours de la ruine de « Priam », n'est-ce pas de là, suivant la tradition des aèdes*, que serait même venue l'armée ultime destinée à empêcher, si possible, la consommation du désastre ?
Mais ce haut pays lui-même offre une caractéristique climatique qu'il peut être utile de mentionner ici, pour finir. La canicule y est souvent tout particulièrement sévère. Seules de précoces et bienfaisantes pluies d'automne en atténuent heureusement la désastreuse rigueur.
Or, l'on sait la place cosmo-théologique éminente que les [raniens, plus longuement exposés que leurs autres frères aryens à ce dur régime estival, ont, jusqu'après la réforme zoroastrienne, conservée à l'astre de la Canicule, à Otrius’, leur Tistrya-*.
Les prérogatives de cet astre caniculaire, dit semence des eaux :: afs- &i0ra-$ sont anciennes. Elles datent, sans le moindre doute, de l'époque préiranienne et indo-iranienne*. Là même, il semble qu'elles soient un archaïque héritage.
Nous avons rappelé ailleurs l’évidente corrélation linguistique, et séman-
tique, et théologique dont paraissent témoigner le isumérien sir — lumière, éclat, p. r. à olp-1oç7; sum. a-edin — sperme/eau de la campagne, p. r. à afs-ciûra-*.
1. Cf. G. ConTENAU, op. cit, pp. 86-87; 180 et seq. ; 184 et seq.
2. Odyssée, x1, 522. G. HüsinG (Eïnh. Guellen, etc., I, pp. 10 et sed. et références) songe, ici, à des contingents venus de l'Élam (cf. avec Taucvp., VI, 2, et IBabyloniaca, VIII, 3-4, PP. 145-146). ;
3. V., à ce propos, Babyloniaca, VIII, 3-4, pp. 193-195. Cf. avec Frpr. SPieGeL, Eran. Altert., T, 479 et seq., et surtout IT, 70 et seq. J. Darmesrerer, Zend-Avesta, I], pp. 411 et seq. (erroné en ce qui concerne Tir; cf. avec, plus bas, n. 7); Gsicer et Kuun, Grundriss, II, pp: 642, 661, 701. Cf. avec ci-dessus, p.11, n. 5.
4. Ce nom reste sans explication jusqu'ici. Une origine non iranienne nous paraît probable.
s. Avesla, Ÿt., VIII, 4; 39; 45: cf. avec so. Tout le Yt.,VIIT (Tr Yasht),"Serait à citer. CF aussi Bundehesh, 0.
6. Pour Sirius chez les Cariens, v. Babyloniaca, VIII, 3-4, pp. 3-4.
70P6ur = et oelp-uoc, cf. Babyloniaca, pp. 193-195. Il semble que l'iranien (?) Tir (sans étymologie) n'est qu'une forme dialectale du même mot. Pour { :: s en sumérien, cf. A. Pœger, Grundzüge, p. 27, $ 69. Pour crétois rlptos: Bépous, Kpñrec, vid. Ficx, V. O., pp. 138-130.
8. M. l'abbé Ch. Jean veut bien me signaler que, dans VIR., pl. XLVI, 1. 46, mulu a-edin