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CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN

Il nous surprendrait, même, assez peu que le combat annuel du libérateur des eaux de la mer Vouru-Ka$a-' contre le dragon Aäi-Dahaka-? — combat décrit en détail par le Tir Yasht — se soit maintenu, sous une forme chrétienne, dans les exploits de saint Georges de Cappadoce:.

En cette région, en effet, nous possédons la preuve tout particulièrement précise‘ d’antiques et très puissantes influences sacerdotales venues — ou revenues (?) — de la Babylonie’.

Si nous ajoutons qu'en Sumer, comme chez les Caro-Méoniens (anciens occupants de la région du Tanaïs), comme en Bactriane, comme dans l'Avesta, comme chez les Aryas de l'Inde’, la lune est divinisée sous un aspect MÂLE : celui de Sin°, nous aurons, croyons-nous, résumé l'essentiel des données susceptibles de nous orienter.

— ba-na-at ri-hu-tum ; Sirius — donc : « l'étoile qui bâtit le semen virile ». V. aussi Babyloniaca, VIIT, 3-4, loc. cit, et ci-dessus, pp. 11, 8, 48.

1. Mer mythique — et prob. céleste — au milieu de laquelle se trouve l'arbre de vie (v. Babyloniaca, VIIL, 3-4, pp. 195 ; 214-217. Pour des exemples iconographiques de Gula/Nim-1insi-na sous ledit arbre, cf. G. ConTenau, Glypt. syro-huttite, p. 42 et référ. Aussi plus haut, PA47 10

2. Avesta réc. azi- —sscr. dhi- —Eëyis ; donc serpent. Mais, dés l’Avesta, le mot a la valeur de monstre, dragon (Cf. Barrnozomx, Altir. W.-B., 266). Le correspondant persan azdaha — dragon.

3. La légende de ce « saint » a, en effet, des racines antiques et profondes en Cappadoce même. D'excellents juges, comme M. F. Cumonr, Textes et mon. rel. aux myst. de Mithra, t. Il (1894), p. 73, n. 1, l'en croient, même, originaire.

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