‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 79 sur 243 · CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN · texte numérisé non relu

CHAPITRE II : DU SUMÉRIEN

pour les verbes, un moyen courant indiquant qu'une action se répète, est habituelle, persiste, etc.

Le redoublement comportait, en principe, la répétition intégrale de la racine. Des réactions de phonétique interne et l'influence du ton ont, toutefois, provoqué des tassements. De là babar pour *bar-bar, gigir pour *gir-gir, etc.

La préfixvation, comme l'infixahion, sont réservées au verbe.

Quant aux possibilités de suffixalion, — ainsi que de composition, — elles sont, en principe, illimitées.

La racine nue fait couramment fonction de thème nominal ; nous l'avons VAT |

Cette racine, dès l'époque archaïque, s’adjoint des morphèmes formatifs : -a, -e, -ed, -ed-a, -de; morphèmes dont la vraie nature n'est pas toujours des plus claires, mais qui paraissent, en tout cas, avoir été dûment réservés aux noms d'agent, ou d'action abstraite, ou à l'infinitif (qui, en fait, est un simple nom verbal).

A côté de edin = campagne, plaine, nous trouvons donc la forme « thématique » edin-na (— edin-a)*, à côté de kalam — pays; ka-la-ma (— kalam-a), à côté de duül — dépression; dul-là (— dul-à), à côté de halam — détruire, exterminer; ha-lam-e-dè (— halam-ed-e) — action d'exterminer’, etc. Malheureusement cet -a et cet -e se confondent, extérieurement, avec l’-& local et avec l’'-e démonstratif postposé, en sorte qu'il n'est pas toujours possible de déterminer si l'on a effectivement affaire à la forme « thématique » ou à l’autre. La chute éventuelle de la dentale sonore de -ed en fin de mot n'est pas faite pour réduire nos incertitudes. Le principe formatif demeure, néanmoins, acquis.

La racine sumérienne est indifféremment nominale ou verbale. Dug (-XYY) signifie également dire, parler et parole, « dit ». Lorsque ce mot est

Page 1