DeLrrzscu, Glossar, p
5. Nombreux exemples dans les glossar et grammaires de Derirzscn et PœBeL. Pour ha-lam-ed-e, voir inscription de Utu-he-gal, roi d'Érech, THurEAU-DANGIN, Rev. d'Assyr., IX (1912), p. 112, I, 1. 16. À couper peut-être halam-e-dè.
employé à l'état nu, il est absolument impossible de savoir s'il est nom ou verbe. Mais dug-bi ne peut signifier que sa parole et mu-na-dug que : il lui a dit. L'exploitation de la racine est donc radicalement différente selon qu'il s'agit de son aspect nominal ou de son aspect verbal.
B. La pseudo-déclinaison du sumérien.
Le sumérien ignore la distinction morphologique des genres. Cette distinction s'y fait, soit graphiquement, au moyen de déterminatifs appropriés, soit par l'emploi de mots différents selon le sexe : lù :: homme; geme :: femme; sigga :: bouc; üz :: chèvre; en :: seigneur; nin :: dame, etc., où encore nita(h)-dam — homme-conjoint, plus précis que dam = conjoint, de l’un ou l'autre sexe.
À ce point de vue, le sumérien se rapproche non seulement du caucasique (où la situation est identique’), mais encore de toute langue où l'indistinction morphologique des genres est un fait constant*.
Ce n'est pas à dire, toutefois, que le sumérien ait confondu en une seule catégorie grammaticale les diverses espèces de noms. Il semble, en fait, avoir réparti ceux-ci en deux classes : celle des personnes et celle des non-personnes (animaux, choses, abstraits). Aux premières paraissent avoir été réservés le pluriel en -ene ainsi que le suffixe possessif -n2 de la 3° pers. du singulier ?.
Les mots désignant des non-personnes peuvent se prendre dans une acception collective. Ceci les dispense, éventuellement, de tout afixe pluralisant. Pour le pluriel de ces mots, voir, en outre, plus bas.
L'usage sumérien d'exprimer l'équivalent des rapports « casuels » i.-e. au moyen d'indices postposés n'y a pas supprimé le procédé de juxtaposition pure et simple, dont les textes nous valent de nombreux exemples.
. Cf. vai-K'aci, deda-k'aci, etc., en géorgien, par SEE 2. Cf. avec ci-dessus, p. 22.
3. Cf., à ce sujet, A. Dore Grundzüge..., 8 132, 135, et F. Bork, OLZ., 1924, Sp. 175, 2° alinéa, e références.