Grundzüge..., p.214, $ 534. L'on trouve aussi ÈfE
-e. Ceci ne s'impose peut-être pas absolument, les places respectives et les rôles de l’e-, 1- et de l’-e ne paraissant pas se recouvrir.
Nous pencherions bien plutôt à voir dans cet e-/i- (qui, parfois, se mue en #- devant labiale) un élément préverbial distinct.
Cet élément, peu à peu, a fini par se souder à la racine verbale sans en avoir, semble-t-il, appréciablement modifié le sens.
Il est difficile, pour l'instant, de lui attribuer une valeur temporelle ou modale quelconque, car on le trouve en des tournures où 1l s’agit certainement du passé, comme en d'autres où il semble s'agir du futur.
Le laze, lui aussi, possède un préverbe e-, 1-, dont la valeur morphologique ne nous est guère plus claire. Comme dans les cas précités, toute question d'identité de cet e-/1- avec l'e-/1i- du sumérien doit demeurer réservée.
Îb-, de valeur sémantique indéterminée, s'emploie occasionnellement dans les formes optatives en he-, entre le he et la racine verbale. Mais on le trouve aussi dans les formes conjuguées se référant au présent, au passé, ou au futur.
ÎImma- (anciennement ema-)° est rendu en accadien par l'isfafal. Ceci paraîtrait impliquer une valeur passive que les textes, toutefois, ne semblent pas accuser particulièrement.
Immi-’ (plus anciennement eme-) possède également un correspondant homophone em- en laze. Mais c'est là, peut-être, une pure et simple coïncidence, qu'il convient, toutefois, de relever ; car ce n'est pas la seule.
Peut-être, comme bi-, a-t-il une valeur locale rappelant celle de grec ënt et/ou àva.
Quoi qu'il en soit, la modalité particulière dont il affecte la racine verbale nous reste des moins claires. YŸ a-t-il lieu de l’analyser, avec M. Pœbel, en e- + me- ? Nous l'ignorons. ;
Ma-, mu-, qui, lui encore, possède un homonyme préverbial en cauca-
1. Selon Decrrzscn, Grundziüge..., pp. 90 et seq., $$ 135-137, e- exprimerait une idée de temps passé.