‹ Sumerien et Indo-EuropeenChapitre 98 sur 243 · CHAPITRE II : DU SUMEÉRIEN A · texte numérisé non relu

CHAPITRE II : DU SUMEÉRIEN A

sique méridional : mo- en géorgien, m- (avec vocalisations à, e, t, o, u) en laze, paraît interéchanger assez souvent avec 1-.

Il est possible qu'il eùt une valeur imperfective' associée à celle d'indice de prélérit. Le sens propre comme l'origine étymologique nous en sont encore inconnus. S'agit-il d'un indice du « narratif » ? Le sens premier de «une fois », « jadis », « autrefois », préconisé par M. Pœbel (Grundzüge..., $ 561), demeure hypothétique.

Ne /1-, simple variante graphique d’un préverbe qui, lui encore, possède un homonyme dans le n-, préverbe du laze (vocalisé a, e, t, o, u, ü; cf. BSLP., X, p. 421, $$ 94-95), est d'origine aussi incertaine que tous ses pareils. Delitzsch® veut y retrouver le n pronominal de la 3° pers. + le -e démonstratif (ou déterminatif), ce qui ne s'impose aucunement. La valeur sémantique propre de ce préverbe n'est pas claire. Il se trouve en des formes que nous rendons tantôt par des prétérits, tantôt par des participes.

A ces préverbes, il y a lieu d’adjoindre, en raison de leur place (également antécédente au « complexe » verbal), les préfixes (ou particules) optatifs ou désidératifs.

Ces particules préposées sont :

he-*, de- (en eme-sal); u- (écrit aussi #- et 4-), ga- (eme-sal : da-).

En l'état, 1l semble que les trois premières aient été réservées aux 2° et 3° personnes et ga- à la première. Mais, en sumérien plus que partout ailleurs, il est bon de se garder de conceptions grammaticales rigides.

Notons, toutefois, que, au temps de Hammurabi, he (vocalisé aussi haet hu- devant ma-, mu-, etc.) s'emploie couramment en un sens purement emphatique, sans impliquer la moindre idée optative.

1. C'est-à-dire excluant toute limitation précise de l’activité énoncée. Cf. avec ci-dessus, p. 35. Ÿ a-t-il, comme le veut Delitzsch (Grundzüge, $ 151, p. 102), un indice préposé mu, ma, mi, im, Spécial à la 1"° pers. du sing.? Cela paraît peu probable, car l’on ne voit point pourquoi

un indice correspondant en z-, réservé à la 2° pers., ferait alors défaut.

| 2. Grundzüge, p. 92 sqq., $ 140.

3. Faut-il voir dans :n- un préverbe distinct, ou une autre graphie pour n#1-, ou un complexe à analyser 1-n ? Il y a controverse. Ceci s'applique aussi à an-.

4. Dont le sens est exactement identique à celui du x homérique. Vu les origines au moins partiellement asiano-égéennes de la poésie et de la langue homériques, cette coïncidence mérite peut-être attention.

Mentionnons, enfin, le à dont la présence devant le verbe indique, occa-

sionnellement, l'impératif.

2° Éléments procédant du pronom personnel".

Ces éléments peuvent répondre :

À, au sujet;

B, au régime direct;

C, au régime indirect.

A. En tant qu'ils se rapportent au sujet, ils ont les formes suivantes :

a) Prétérit de sens actif ?.

Singulier. I. -- Pluriel. 1. -me- 2. -(e)- 2. -(e)ne- = -n-...-(e)s 3 Si 2: D= b) Prétérit de sens intransitif?.

Singulier. 1. -(e)n Pluriel. 1. -(e)nden 2. -(e)n 2. -(e)nzen 3 ZÉEO: 3. -(e)s

-mes (à l'époque post- / sumérienne)*.

c) Présent-futur de sens actif et intransitif*?.

Singulier. 1. -(e)n Pluriel. 1. -(e)nden 2. -(e}n 2. -(e)nzen 3 ce) 3. -(e)ne.

UJ ND 4

Les tirets (- -; -) indiquent les cas où lesdits éléments sont incapsulés

. Nous suivons ici, à peu près, l'excellent exposé de M. PœŒBEL, Grundzüge, pp. 173 et seq.

Les noms des temps donnés par M. Pœbel n'ont qu'une valeur toute relative.

. Voyelle de tonalité indéterminée.

Pour l'origine de ce -meë, v. ci-dessus, p. 64, s. Pronom personnel enchitique. Le fait

semble s'être produit vers 2200-2000 av. J.-C. Ce -meë est, en Babylonie septentrionale, souvent précédé d’une sorte d'e ( thématique » ; d'où -e-meÿ, e-me-e$. Quant à -ef, il paraît, d'après les graphies archaïques, avoir été réduit de plus ancien -e-$x (cf. A. PœŒBEL, p. 177, $ 455).

Page 1