III. — Quinquina
On sait que la raréfaction de la Quinine, pendant la guerre, a eu pour résultat d’attirer l’attention sur la production des écorces de Quinquina, monopole aujourd’hui presque absolu de Java où l’on récolte, bon an mal an, près de 10 millions de kilogrammes de cette précieuse drogue.
Krabao d'Indochine, ITydnocarpus anthelminthica Pierre {in Ea. Feubot ; Le Chaulmoogra).
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Graines diverses du groupe Chaulmoogrique (m Em. Perrot : Le Chaulmoogra).
Le Laboratoire de Matière médicale est depuis Güiboort spécialisé dans cette question importante et Gustave Planchon, mon prédécesseur, s’est classé dans un bon rang, parmi les quinologues de la fin du xix° siècle.
J’avais donc continué leur dossier et étudié notamment les magnifiques qfforts des Hollandais. L’Organisation d’Hygiène de la Société des Nations ayant bien voulu me consulter, j’ai résolu de réunir les éléments d’un ouvrage, récemment publié, toujours grâce au concours de l’Office national des matières premières, sous le titre Quinquina et Quinine. On y trouve un exposé historique depuis la découverte des premiers Cinchona par La Gondamine jusqu’aux efforts des Anglais aux Indes et surtout ceux du Laboratoire de Buitenzorg (Java).
Après un demi-siècle de ces recherches scientifiques, avec une méthode et une continuité dans les idées extrêmement remarquables, tout est pour ainsi dire connu de la biologie des arbres, et l’on est en possession de tous les documents permettant de choisir soit les régions tropicales aptes à cette culture, soit les conditions à réaliser pour arriver économiquement à ce but.
J’ai passé également en revue les tentatives faites dans nos colonies, toutes malheureuses, sauf les récentes expériences du D'' Yersin en Annam, qui finalement sont pleines de promesses.
J’ai de même exposé la situation économique de la fabrication industrielle de la quinine, en Extrême-Orient et en Europe et montré que la crainte de manquer de ce médicament était chitpérique.
A plusieurs reprises depuis quinze à vingt ans, j’ai tenté l’introduction de bonnes espèces en Afrique occidentale, et sans me décourager par de premiers échecs, j’ai récemment essayé de recommencer au Cameroun.
Tous ces documents forment un volume présenté également à l’Académie de Médecine par M. Guignard.