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LA CLASMATOSE CHEZ LES LAMELLIBRANCHES

Quand on examine le tissu lacunaire chez la plupart des Lamellibranches, spécialement chez les Pectinides, les Unionides et lés Ostréides, on y rencontre des cellules qui se distinguent aisément des éléments voisins par leurs dimensions comme par leur aspect. Elles peuvent mesurer 100 u ou même 300 p. Leur corps est arrondi, rameux ou claviforme; il émet des prolongements

Le protoplasme de la cellule est granuleux et conserve ce caractère dans les prolongements. Assez volumineux, le noyau offre des aspects variables ; il ne présente donc qu’un faible intérêt, celui-ci se concentrant sur les prolongements cellulaires. Quel que soit leur nombre, ils se montrent onduleux et comme moniliformes, avec des étranglements qui deviennent surtout visibles vers l’extrémité.

Ces prolongements sont le siège de phénomènes d’effritement et de scission dont l’effet est facile à apprécier : des îlots granuleux apparaissent, épars dans le tissu ambiant ; plusieurs sont encore voisins des prolongements, ou même disposés à leur suite, dans leur direction.

Les caractères objectifs de ces îlots, le diamètre de leurs granulations, se trouvent identiques à ce qui s’observe dans les prolongements cellulaires dont ils viennent de se séparer.

Quelle valeur et quelle signification convient-il d’attribuer à de tels éléments?

Tout d’abord (218), je crois devoir les différencier des cellules de Leydig, si répandues chez les Mollusques et avec lesquelles on serait peubêtre tenté de leur accorder quelque parenté. Les caractères extérieurs, comme la structure, les en distinguent nettement.

Peut-on y voir des mastzellen analogues à celles d’Ehrlich ? En général les mastzellen se segmentent par désagrégation totale et somatique; ici, c’est par effritement que s’isolent les fragments cellulaires. A la conception d’Ehrlich doit donc être substituée une tout autre notion, particulièrement

L’efîritement des prolongements décèle la véritable nature du phénomène : on est en présence d’une clasmatose analogue à celle que M. Ranvier a, le premier, fait connaître chez les Vertébrés.

La clasmatose apparaît corrélativement à certaines conditions d’ambiance, de mieux-être, de nutrition active et surabondante. C’est ce qui explique comment on est exposé à en chercher longtemps et vainement la trace dans diverses espèces voisines ou chez différents individus de la même espèce : parfois je n’ai pu l’observer sur des Huîtres provenant d’une localité qui me fournissait d’autre part d’excellents sujets d’étude, parqués dans des conditions plus favorables à la clasmatose. On l’observe ainsi sur les Huîtres de la Côte-Rouge, Huîtres draguées et témoignant d’une exceptionnelle vitalité

De semblables rapprochemehts sont intéressants à établir, sans toutefois légitimer une assimilation complète entre les diverses cellules qui se montrent aptes à la clasmatose. L’histologie zoologique conduit à distinguer des variétés secondaires, en dehors du clasmatocyte-type des Vertébrés.

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