NOYAUX HYPODERMIQUES DES ANGUILLULIDES
s Nématodes offre fréquemment l’aspect d’tine couche le noyaux et supportant une cuticule d’épaisseur variable : couche chiiinogène, hypoderme, épiderme, etc., donnés à
6 - FORMES DE PASSAGE DANS LE TISSU CARTILAGINEUX, COMMUNICATIONS INTERCELLULAIRES.
Dans un précédent travail (SU), j’avais fait connaître un curieux type de tissu cartilagineux, observé dans la sclérotique d’un Geckotien (Plalgdaclglus fascicularis Daud.); ce tissu revêtait un aspect caractéristique, en raison même des cellules qui le constituaient.
De leur plasma émanaient des prolongements en nombre variable, s’étendant à Une certaine distance du corps cellulaire, puis s’anastomosant avec les prolongements nés de cellules plus ou moins éloignées. La substance intercellulaire se trouvait alors parcourue par un vrai réseau reliant entre elles les cellules. Toutefois, une différence était à relever, sous ce point de vue, entre la partie moyenne et les régions polaires de la sclérotique : dans la zone moyenne, les prolongements étaient très développés et fréquemment anastomosés; vers les deux pôles, ils étaient courts, plus généralement indé-
Ainsi que je le faisais remarquer, cette forme ramifiée du tissu cartilagineux est rare en histologie; à part quelques cas tout spéciaux, signalés par M. Ranvier, on ne l’observe guère que chez les Chimères et dans le cartilage crânien des Céphalopodes. Elle offrait même, dans l’observation que j'ai publiée en 1895, cette curieuse particularité de réunir les deux variétés offertes par les Céphalopodes ; les cellules^de la zone moyenne, avec leurs longs prolongements anastomotiques, reproduisaient la forme propre au Calmar; les éléments du cartilage crânien du Poulpe reparaissaient dans les cellules à courts prolongements des régions polaires.
Le fait semblait exceptionnel ; était-il isolé? En biologie, les types aberrants n’apparaissent le plus souvent comme tels qu’en raison de l’insuffisance de nos connaissances. Au fur et à mesure quelles s’étendent en se précisant, elles nous révèlent (des états de passage, éclairant l’interprétation de ces prétendues anomalies. On pouvait donc s’attendre à découvrir quelques jalons reliant la disposition nouvelle à celles qui étaient déjà connues.
La sclérotique des Sauriens m’avait trop bien servi pour que je ne fusse
En multipliant les coupes et les préparations de sclérotique sur des Caméléons (Chamæleon oulgaris Cuv.), je trouvai, chez l’an d’eux, le cartilage ainsi constitué : dans une substance « fondamentale » hyaline se présentent des
groupées en familles ; ici elles sont éparses. Il en était de même dans la zone moyenne de la sclérotique du Platydactyle, et c'est sur ce rapprochement que je dois insister.
L’observation de 1895 présentait un exemple doublement intéressant de cartilage à cellules ramifiées : dans son ensemble, il rappelait le cartilage crânien des Céphalopodes; dans ses détails, il revêtait un caractère mixte, participant à la fois du type Calmar et du type Poulpe. C’était, en quelque sorte, la synthèse des dispositions qui viennent d’être décrites chez un Caméléon et un Lézard : le premier offrant un cartilage sclérotical analogue au cartilage crânien du Poulpe; le sècond se rapprochant du Calmar.
Voilà donc trois formes, aberrantes au premier abord, qui témoignent d’une incontestable parenté histique. D’autre part, les faits observés chez un Hémidactyle permettent d’entrevoir l’origine probable de ces variations : corrélatives du processus histogénétique, elles en reflètent les diverses orientations et montrent, une fois de plus, combien on doit se garder de formuler aucune loi absolue, aucune localisation exclusive pour tel type histique ou pour tel groupe zoologique.
à l’histologie comparée du tissu cartilagineux ; elles ont, en outre, montré combien sont multiples les liens qui l’unissent aux autres tissus de la substance conjonctive. Enfin, elles ont fait connaître de nouveaux cas de
7. STRUCTURE DU NOYAU DANS LES MYÉLOCYTES DES GASTÉROPODES ET DES ANNÉLIDES.
Dans divers mémoires publiés de 1888 à 1890 (168, 170, 172, etc.), j’avais montré que l’élément nerveux, décrit sous le nom de myélocyte , ne constituait pas une espèce histique particulière. Loin de se résumer en un « noyau libre », ainsi qu’on l’avaitadmis jusque-là, le myélocyte se présentait, chez les animaux les plus différents, comme une véritable cellule nerveuse.
mince zone de plasma somatique.
La présence d’un, cytoplasme modifiait totalement la notion classique du myélocyte; cependant le noyau y réclamait une attention spéciale, ne fût-ce qu’en raison de la remarquable karyomégalie offerte par l’élément.
■ Les moyens dont on disposait alors ne permettant pas de poursuivre ces observations-complémentaires, je dus les différer jusqu’au moment où les progrès de la technique les rendirent possibles.
C’est donc au point de vue spécial de leur appareil nucléaire que j’ai repris (228) l’examen des myélocytes chez divers Gastéropodes et Annélides.
J’ai surtout fait usage de la méthode de Nissl, guidé dans ce choix par des considérations faciles à apprécier : cette méthode ayant été presque exclusivement appliquée aux récentes recherches sur l’histologie des cellules ner-, veuses chez les Invertébrés, je me suis placé dans des conditions identiques à celles des autres observateurs et nos conclusions respectives ont pu être ainsi aisément comparées.
Gastéropodes. — Comme je l’ai montré précédemment (170), les myélocytes sont surtout nombreux dans le lobule de la sensibilité spéciale, si bien décrit par M. de Lacaze-Duthiers.