‹ Supplément à la notice sur les travaux scientifiquesChapitre 5 sur 6 · PRÉTENDUE MALADIE VERMINEUSE DES TRUFFES · texte numérisé non relu

PRÉTENDUE MALADIE VERMINEUSE DES TRUFFES

Quelques Insectes, appartenant à différents ordres (Coléoptères, Lépidoptères, Diptères)} été signalés comme tubérivores. On n'avait jamais eu. à en rapprocher, sous ce point de vue, aucun Helminthe; aussi, ai-je été surpris de recevoir à plusieurs reprises, durant l’hiver 1896-1897, des Truffes qui m'étaient adressées comme nématodées : parfois même, on les considérait comme 'atteintes d’une « maladie vermineuse transmissible à l’homme par l’ingestion du champignon ». Rien de moins fondé qu’une telle appréhension ; on va pouvoir en juger.

Les Truffes nématodées étaient généralement petites, irrégulières et anfractueuses. Leur détermination spécifique, établie par l’examen des spores, m’a permis de les rapporter, dans la grande majorité des cas, au Tuber melanosporam Vitt ; deux d’entre elles appartenaient au Tuber brumale Vitt ; une seule au Tuber uncinatum Ch.

Quant à la station occupée par les Vers, elle ne dépassait pas les tissus périphériques : péridium et zone extérieure de la gleba ; rarement j’ai constaté une pénétration plus profonde et s’opérant alors par les veines qui sillonnent le parenchyme. Celui-ci se montre toujours, plus ou moins -désorganisé ; mais cette désorganisation n’est pas imputable aux Helminthes.

En effet, .lorsqu’on examine les Nématodes qui s’y rencontrent (222), on reconnaît qu’ils appartiennent à deux espèces essentiellement terricoles et saprophyte-, Pelodera slrongyloides Schn. et Leptodera lerricola Duj.

La constitution de leur appareil buccal ne saurait leur permettre d’attaquer, encore moins de perforer les tissus de la Truffe, en état d’intégrité

ullules, surtout temcoles. Les soumettant à de minutiei (164, 166, 167), j’ai montré que deux d’entre elles devena rophytes et, s’introduisant dans les tissus désorganisés mêlaient au Tglenchus et simulaient de véritables parasites.

ux espèces étaient précisément représentées par le Peloi Schn. et 1 eLeptodera lerricola Duj., qui se sont montrées ch( des conditions identiques. Leur présence s’y explique dès , fournissant un nouvel exemple de l’adaptation biologique ( raient rendu antérieurement témoin, exceptionnellement humide a-t-elle contribué à désorgan i en faciliter l’invasion par les Nématodes? Cette hypothèse ; ; mais la conclusion qui se déduit des faits précédents, < observés dans la Truffe sont de simules sanronhvtes. n'off

II. - NOUVELLES RECHERCHES SUR LES HUITRES : CHROMATISME NORMAL ET PATHOLOGIQUE.

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