‹ Supplément à la traduction française de la cinquième édition du Système de chimieChapitre 12 sur 131 · AN UE OU AAA AMAR AAA AA AAA AAA AR A AA AA AAA AAA AA A · texte numérisé non relu

AN UE OU AAA AMAR AAA AA AAA AAA AR A AA AA AAA AAA AA A

MM. Petit et Dulong ont entrepris , sur plusieurs points importans de la théorie de la chaleur, des recherches, dans lesquelles ils se sont proposé d’appliquer à l’étude des phénomènes de la chaleur les considérations que suggère la théorie des proportions chimiques , relativement à la constitution des corps. Ce rapprochement les a conduits à découvrir des relations très-simples entre des propriétés dont on n’avait point encore aperçu la liaison. MM. Petit et Dulong se sont d’abord particulièrement occupés des chaleurs spécifiques ; ils ont remarqué que les procédés le plus ordinairement employés pour la mesure des capacités, comme l’immersion des corps dans l’eau, ou la fusion de la glace, quoique assez exacts, lorsqu'ils sont mis en pratique avec les précautions convenables, ont cependant l'inconvénient de nécessiter l’emploi d’une masse de matière beaucoup plus considérable que celle dont on peut ordinairement disposer , et cette observation les a déterminés à perfectionner la méthode fondée sur la comparaison du temps de refroidissement , méthode employée depuis long-temps avec succès par plusieurs physiciens; mais pour qu’elle pût s’appliquer indistinctement à toutes les substances solides , 1l fallait modifier les conditions du refroidissement , de manière à se garantir des erreurs qui pouvaient résulter du peu de

conductibilité de certaines substances, surtout quand on

ne peut les obtenir que sous la forme pulvérulente. MM. Petit et Dulong y ont réussi, en réduisant à de très-petites dimensions le volume soumis à l'expérience, en diminuant l'énergie du rayonnement par une enveloppe métallique polie, et en supprimant presque entièrement la perte due au contact de l’air en opérant dans le vide. MM. Petit et Dulong observent d’ailleurs que la théorie était évidemment insuffisante pour donner une notion positive de

la valeur de ce procédé, appliqué à telle substance en particulier , et que le seul moyen d’en connaître l’exactitude était de comparer les détérminations auxquelles il conduit avec celles que fournit le calorimètre ou la méthode des mélanges. Ce n’est qu'après un grand nombre de vérifications semblables , pour les cas les plus défavorables, que MM. Petit et Dulong se sont livrés avec sécurité à l'emploi du nouveau procédé. san

Le tableau suivant renferme les capacités de treize corps simples , déterminées par ce moyen , la capacité de l’eau étant prise pour unité :

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