Dans la pile isolée, chaque espèce d'électricité se
manifeste à l’une des éxtrémités de l'appareil , l'électricité
positive à l'extrémité zinc , et l'électricité négative à l'extrémité cuivre.? Cet effet appréciable à lélectromètre et au condensateur, se maintenant malgré les causes qui tendent à décharger la pile , il s'ensuit , que la‘séparation des deux électricités, qui a lieu dans chaque élément , et qui porte constamment l'électricité positive à l’une des
* M. 3. Chr. Oersted, professeur de physique à l’université de Copenhague, annonça pour la première fois en 1820, que l'aiguille aimantée changeait de direction par linfluence de l’appareil voltaïque ; que cet effet avait lieu lorsque le circuit était formé, et non lorsqu'il était interrompu: M.' Ampère, membre de l’académie des sciences de l’Institut, s’empressa de s'occuper de diverses expériences à ce sujet, dans la seule vue d’abord de compléter le travail du savant professeur danoïs. Mais bientôt 11 découvrit lui-même, qu’une autre portion du circuit voltaïque exerçait, sans la présence d’aucun aimant, une nouvelle sorte d’action sur le fil métallique au moyen duquel ce circuit est établi. La connaissance de ce fait conduisit M. Ampère à plusieurs autres observations , dont il donna successivement communication à l’académie des sciences, ainsi qué des conséquences qu’il en déduisit , ét dont le but général est d'établir l'identité de Péleciricité et du ma-
gnétisme.
L’expose de phénomènes nouveaux d’une aussi grande importance ne pouvait qu'être utilement placé dans ce Supplément, en parlant de l'électricité; cet exposé a été fait par M. Babinet, professeur de physique au collége royal de Saint-Louis, conjointement avec M. Ampère, auquel/appartiennent la théorie qui y est développée et toutes les expériences dont l’auteur n’est pas nommé, ainsi que les réflexions qui précèdent sur la distinction des deux espèces d'électricité. R.
: En désignant ainsi les déux extrémités de la pile nous supposons.
extrémités de la pile, et l'électricité négative à l’autre, continue à s’opérer lorsqu'on fait communiquer les deux extrémités ensemble par un corps bon conducteur , qui permet aux deux principes électriques de se réunir et de se neutraliser. Dans la pile CZ, figure 1,:: |
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dont l'extrémité positive Z est jointe à l’extrémité négative CG par le fil de métal ZAC, on doit considérer que l'électricité positive est enlevée à la partie du fil et de la pile qui est voisine de C et portée par l’action de l’appareil vers l’extrémité Z pour retourner de nouveau par la route ZAC , et former ainsi un courant, qui subsiste tant que la pile conserve son activité. Le même eflei se produisant en sens contraire sur l'électricité négative, son transport de Z en G, et son retour de C en:Z, par la . route CAZ, donne naissance à un courant d'électricité : négative, dont la direction est contraire à celle du courant précédent ; ces deux courans s’établissent toujours, lorsque l’on fait communiquer les deux extrémités de la ‘pile. Il suffit donc de désigner la direction du transport de Pun des principes électriques, pour indiquer , en même temps, le sens du transport de l’autre; c’est pourquoi ; en employant dorénavant l'expression: de courant électrique pour désigner le sens dans lequel se meuvent les deux électricités , nous appliquerons cette expression à l'électricité positive, en sous-entendant, que l’électricité négative se meut toujours en sens contraire. Nous LORS RE AR NM RE OR NPC ET RON
qu’elle est terminée par deux couples complets de cuivre et de zinc, et nOn par un. demi-couple de zinc à un de ses bouts et de cuivre à 1 autre ; dans ce dernier cas il faudrait changer l’une contre l’autre-ecs dénominations, pour leur conserver le même sens relativement à la
direction du courant.
Propriété que présente Ja pile quand ses extrémilés communiquent par un fil conducteur,
dirons , par exemple , que dans la, pile fig: 1°, le Courant électrique va de G en Z pour exprimer à la fois que: l’électricité positive est portée de G en.Z , et que l’électricité négative l’est de Zen GC ;et nous dirons de même, que dans le conducteur, le courant électrique va de Zen G pour exprimer que c’est la direction de l’électricité positive, et que celle de l'électricité négative est de C en Z.
2. Lorsque l’on met en communication, par un fil'de métal, les deux extrémités d’une pile , il ne s’y manifeste plus aucune tension appréciable au condensateur le plus sensible ; mais on observe alors d’autres phénomènes trèsremarquables, et tout différens de ceux que produit l’électricité dans l’état de tension ; phénomènes dont l’existence offre la preuve directe que cette communication ne fait point cesser l’action électromotrice de la pile. On peut citer parmi les phénomènes. de ce genre, connus avant les recherches de M; Oersted , la décomposition de l’eau, des sels et de toutes les combinaisons chimiques ; la chaleur et la lumière ‘qui se produisent dans l'air raréfié,, entre deux conducteurs communiquant aux deux extrémités de la pile, et maintenus à une distance assez petite pour que le courant puisse s'établir de l’un à l’autre ; et l'imcandescence des fils métalliques très-fins qui font partie du circuit.
M. Oersted a découvert récemment l’action exercée par le courant électrique: sur Vaiguille aimantée ; M. Am: père, les attractions et les répulsions des conducteurs, qui mettent en communication les deux extrémités de la! pile, ainsi que l’action du globe:sur eux, faits auxquels il a rattaché la théorie de l’action qui s’exerce entre ces conducteurs et les aimans’, et.celle‘de l’action que les aimans exercent les uns sur les autres. M: Arago a reconnu, tant pour l'électricité ordinaire que pour celle de la pile, la propriété qu'elles ont d’aimanter les corps susceptibles de recevoir la vertu magnétique: Homo
La découverte de M. Oersted , qui a: été l'occasion de
tout ce que l’on a trouvé depuis dans cette branche de la q P
physique, consiste en ce que l'aiguille aimantée est dérangée de sa position naturelle par l’action qu’exerce sur elle le courant électrique d’un fil conducteur. Les diverses circonstances relatives à la position de ce fil et à la direc-
ET DE L'ÉLECTRICITÉ. 171 tion du courant, ne seront décrites, dans. cette notice, que quand nous nous occuperons de l'influence mutuelle des courans électriques et des aimans , parce que l’ordre naturel des faits dont se compose cette nouvelle branche de la physique , exige évidemment que nous commencions par le plus simple, celui de l’action mutuelle de deux courans électriques. nb 8. Pour observer les phénomènes d’attraction et de répulsion des courans électriques, il est. indispensable
de rendre mobile le conducteur ou une portion du con-
ducteur qui fait communiquer ensemble les deux extrémités de la pile. Le mode de suspension , représenté fig, 2 |
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