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laisse une grande mobilité au fil de métal pour lequel on l'emploie. Aux deux bouts de ce fil sont soudées des pointes verticales d’acier, dont la supérieure, qui, comme un pivot, porte le fil mobile , pose dans une petite coupe ou capsule de métal A, et dont l’inférieure, qui doit être placée verticalement au-dessous de la première , communique , sans y toucher , à une coupe semblable B, par uh, peu de mercure que l’on met dans cette coupe : de ce te manière le courant électrique arrivant, par la capsule métallique Z, en communication avec l'extrémité positive de la pile , le transmet à la capsule À par la tige recourbée ZA , et au fil AaD, en passant d’un côté de la pièce d'ivoire ou de bois verni K , qui sert à maintenir le fil et à isoler ses parties voisines. Après avoir parcouru tout le fil, ce courant revient par M à la capsule B, en passant de l’autre côté de la pièce K, et de là, par la tige BQC, rejoint la coupe C, que l’on fait communiquer
Attractions et répulsions des courans électriques,
ot. DU MAGNÉTISME
avec l'extrémité négative de la pile. Le support U ; que traversent les tiges recourbées qui portent les capsules A et B, doit être d’une substance suffisamment isolante pour l'électricité de la pile , comme de bois, de liége, etc. , à moins qu'on ne fasse passer les'tiges au travers de tubes de verre fixés dans ce support , qui peut être alors d’une substance quelconque. Pour rendre la communication plus parfaite entre la capsule A et le fil, qui ne la touche que par une pointe d’acier très-fine , il faut aussi mettre du mercure dans cette capsule , et , en général, il est à propos d’en mettre partout où deux portions du circuit voltaïque ne communiquent que par contact. Ainsi dans les coupes Cet Z, il y aura un peu de mercure, et la communication de ces coupes avec la pile s’établira trèscommodément , en y plongeant des fils, dont les autres extrémités communiquent avec celles de la pile.
On voit, dans la figure 3,
ET DE L'ÉLECTRICITÉ. 175 un fil plié en forme de rectangle ; et: suspendu de la manière que nous venons de décrire. Le courant arrivant par la capsule Z, parcourt tout le fil mobile, suivant la direction ZADFGMBQC. Les figures 4, » et G, représentent d’autres fils, pliés de différentes manières , qui ont tous le même mode de suspension. Le support U; figures 2 et 5, qui porte les capsules, où plongent les pointes d'a, cier des fils, s’adapte , en forme de bouchon, à une ouverture K., faite à la tablette H, qui tient au cadre XTTY, élevé sur le socle XY. Les conducteurs mobiles, tournant sur la pointe qui les porte, pourront décrire une circonférence presque entière ; ce qui suffit dans les expériences auxquelles cet appareil est destiné ; il faut seulement avoir soin, quand on veut profiter de tout le mouvement dont il est. susceptible, de disposer les tiges recourbées qui portent les capsules, de manière à ce qu’elles ne s’opposent point à ce que le conducteur puisse décrire le plus grand arc possible , à partir de sa position initiale.
4. Avec cet appareil, il sera très-facile de vérifier ce fait fondamental pour la théorie; savoir, que deux fils métalliques parallèles, parcourus par des courans électriques, s’attirent quand ces courans vont dans le même sens, et se repoussent dans le cas contraire. C’est ce que l’on verra, en faisant arriver de l'extrémité positive de la pile à la coupe Z le courant électrique par le fil VZ ,'et le faisant revenir à l’extrémité négative par le fil CILR, après qu'il a parcouru tout le conducteur mobile, en sorte que sa direction soit du haut en bas dans le fil vertical IL.
. La communication ayant été interrompue, parexemple, en retirant le fil qui plonge dans la capsule Z, si on dispose le conducteur mobile ADFGMB de manière que la partie DF de ce conducteur, où le courant est descen- . dant comme dans le fil IL, soit voisine de ce fil, on verra, en rétablissant le circuit, que la partie DF du conducteur se portera vers le fil IL, et qu'après l’avoir touché, elle y restera attachée ; si, au contraire, c’est la partie GM du conducteur, où le courant est ascendant, qui soit voisine du fil IL, où le courant est descendant , dès qu’on établira le circuit, le fil mobile GM sera repoussé , el s’éloignera de IL.
5. Nous verrons, tout à l’heure, que la terre exerce sur les conducteurs mobiles , tels que ADFGMB , une action directrice qui tend à amener le plan DFGM dans une situation où il est perpendiculaire à la direction de l’aiguille aimantée, et où le courant va de l’est à l’ouest, dans la partie inférieure de ces conducteurs. Il faut donc avoir soin, pour que l’action de la terre ne se combine point avec celle du fil IL, de disposer préalablement l’appareil , de manière que le plan du conducteur ait précisément cette direction, et que de plus le point F soit à l’est, etle point G à l’ouest, quand le courant va de F en G, ainsi que nous l’avons supposé dans la figure. On s’assure facilement qu’alors l’action de la terre, pour mouvoir le conducteur, est tout-à-fait nulle, en ne faisant passer le courant électrique que par ce conducteur : pour cela , on amène les fils, qui vont aux deux extrémités de la pile, directement aux deux coupes G et Z, sans faire passer, comme précédemment, le courant par IL : alors le conducteur , mis dans la position indiquée, reste immobile. Lorsqu'on veut ensuite éprouver l'attraction ou la répulsion du fil IL sur le conducteur mobile, il faut , en laissant ce dernier dans la position où il est amené par l’action que la terre exerce sur lui, rendre alternativement IL voisin de DF ou de GM ; on place pour cela le cadre XTTY tantôt à l’est tantôt à l’ouest du conducteur mobile , en ayant soin de tourner, comme nous l'avons dit, le support U chaque fois qu’on déplace le cadre, on amène ainsi IL auprès de DF ou de GM, qui conservent toujours leur même situation.
6. On peut aussi soustraire le conducteur mobile à l’action directrice de la terre, en le formant d’un fil de laiton tellement plié qu’il se compose de deux figures pareilles, dans lesquelles le courant se meut d’une manière contraire , afin que l’action de la terre sur une de ces portions soit contre-balancée par celle que la terre exerce sur l’autre; c’est ce que représentent les fig. 4 et o.
ET DE L'ÉLECTRICITÉ. 475 Fig. 4.
TT ir — L HAT la partie bcdef du conducteur mobile fig. 4, forme un circuit rectangulaire presque fermé, où le courant venant de « suit l’ordre des lettres, et l’autre partie du même conducteur, savoir fohik, forme un autre rectangle égal au premier, dans lequel le courant va en sens contraire ; alors, quelle que soit l’action exercée par la terre pour faire tourner l’un des rectangles dans un sens, la même action s’exerçant en sens contraire sur l’autre, ces deux actions se détruisent mutuellement. On voit de même fig. 5.
Fig. 5. Fig. 6.
un conducteur mobile æbcdefohiklm plié de manière que sa partie inférieure defgh forme un circuit rectangulaire à peu près fermé, et que ses deux branches supérieures bed, hikl, composent par leur réunion un circuit semblable au premier, dans lequel le courant se meut en sens contraire. On s’assure facilemént par l'expérience , qu’en faisant passer un courant électrique par
un pareil conducteur , il n’éprouve aucune action directrice du globe, et qu’il reste immobile dans toutes les positions qu’on lui donne.
C’est par le conducteur de la fig. 4 qu’il faut remplacer celui qui est représenté fig. 3, lorsqu'on veut répéter l’expérience des attractions et des répulsions de courans parallèles , à l’abri de l’action directrice du globe terrestre; l’eflet sera le même alors quelle que soit la direction du plan cdhg du conducteur. Le courant étant dirigé dans le conducteur comme le représente la fig. 4, il y à attraction entre le fil IL de l’appareil fig. 3, où le courant est descendant et les côtés cd, gh, où le courant est parcillement descendant, Le contraire aura lieu si on change les deux fils de capsules, ce qui revient à changer la direction du courant dans le conducteur mobile sans changer celle du courant du fil IL, de cette manière on fera succéder tant de fois qu'on voudra la répulsion à l'attraction entre les deux mêmes fils parallèles,
7. Ces expériences réussissent de la même manière , lorsqu’au lieu de faire agir l’un sur l’autre deux fils qui font partie du circuit d’une même pile, on fait agir deux fils qui conduisent les courans de deux piles difiérentes. Quand les extrémités de ces fils, qui reçoivent l'électricité de même nom, sont du même côté, il y a attraction , et répulsion dans le cas contraire.
8. Nous avons vu que deux courans parallèles s’attirent quand ils sont dirigés dans le même sens; et que, dès qu'ils sont arrivés au contact, ils restent adhérens tant que le courant électrique continue à être dirigé dans le même sens dans l’un et dans l’autre. Ainsi le fil IL, fig. 5, communiquant en I avec l’extrémité positive de la pile , et'en L avec l’extrémité négative , attire le fil DF qui communique en D avec l'extrémité positive ‘de la pile et en F avec l'extrémité négative ; d’où il suit que cette action est absolument différente de l’action de l'électricité à l’état de tension; puisque les deux fils qui se portent ici l’un vers l’autre ont celles de leurs extrémités qui arrivent au contact, en communication avec une même extrémité de la pile, et qu'après que ces deux fils se sont touchés, ils restent unis , tandis que s'il s’agis-
ET DE L'ÉLEGTRICITÉ. 177
sait des attractions et répulsions électriques de tension , il faudrait que les parties du fil, qui s’attirent et viennent se toucher , fussent en communication avec des électricités d'espèces opposées; et de plus dès que les parties qui se seraient atlirées arriveraient au contact elles se repousseraient, à moins que par ce contact, elles ne fussent ramenées à l’état naturel , et alors il n’y aurait plus d’action entre elles: br 0
9. Au moyen du conducteur, fig. 5, on peut voir que deux courans , quelle que soit leur direction , tendent à se mettre dans la position où ils seront parallèles et dirigés dans le même sens. En effet ayant remplacé
le conducteur mobile ADFGMB de la fig. 3 par celui
de la fig. 5, 15 Fig 5:
| ‘ , : PAT | fe © L Æ
= LA TARA et faisant arriver le courant directement de l'extrémité positive de la pile à la coupe Z , et retourner directement de la coupe G à l'extrémité négative par un fil métallique assez long pour qu’on puisse en amener une portion dans telle situation qu'on voudra, la partie f2 , fig. 5, de ce conducteur mobile remplaçant , dans la fig. 3, celle qui est dessinée en FG, et: conduisant le courant électrique, de f'en g, si l’on fait passer sous celte partie fg, fig. 5, dans une direction horizontale quelconque EO , fig. 3, : le fil métallique par lequella coupe G esten communication avec le pôle négatif, on verra le fil mobile f£, fig. 5, iourner jusqu’à ce qu'il se trouve paralièle au fil EO, fig..3 , et qu'il ait son courant dirigé dans le même sens que celui de: ce fil. Si, à l'instant où l’on établit le circuit électrique ;, les deux fils sont parallèles ; mais ayant leurstçourans dirigés en sens contraires, le courant du fil mobile, repoussé des deux côtés par le courant du fil | 12
Action mutuclle de deux couraius non paralleles,
fixe, tournera jusqu’à ce que les deux courans soient parallèles et dans le même sens , et dans ce mouvement chaque point du fil mobile aura décrit une demi - circonlérence. HAT
| En faisant cette ‘expérience on remarque , comme il était aisé de le prévoir, que”jamais le conducteur mobile n’arrive tout de suite en repos dans la situation où il est parallèle au conducteur fixe au-dessus duquel il doit s’arrêter , mais qu'il dépasse d’abord cette situation en vertu de la vitesse acquise, pour y être ramené de nouveau ; la dépasser encore et s’y fixer enfin après quelques oscillations.
10. On peut beaucoup augmenter la force directrice que le courant électrique, qui parcourt le fil E, exerce sur le conducteur mobilé, en faisant revenir plusieurs fois ce fil suivant la même direction EO; par exemple, en supposant que le fil au point E arrive de dessous la table, et qu'après l’avoir étendu suivant EO, on le fasse repasser au point O sous la table pour le ramener encore au-dessus vers le point E, et l’y étendre de nouveau, suivant une direction parallèle à EO , et très-voisine de ce premier fil, ce qu’on peut faire autant de fois qu’on vou-. dra, on augmentera à volonté l’action exercée sur le conducteur mobile. Remarquons que pour obtenir cet effet il est nécessaire que les parties du fil qui sont sous la table ne se trouvent pas trop près de celles qui sont au-dessus, parce que, sans celte précaution , le courant étant en sens contraire dans les parties inférieures et supérieures du fil, l’action exercée par les premières sur le conducteur mobile nuirait à l’effet produit par les secondes ; on obvie à cet inconvénient en faisant descendre presque jusqu’à terre la partie des fils qui est sous la table.
11. Si'au lieu de faire agir sur le conducteur mobile, une autre portion du conducteur qui joint les deux extrémités de la pile, on fait agir la pile elle-même, par exemple, en la plaçant au-dessous de ce conducteur, on trouve qu’elle l'amène dans une position telle que le courant de sà portion inférieure est dirigé de la partie de la pile qui est voisine de l'extrémité cuivre à la partie vojsine de l'extrémité zinc ; ce qui indique dans la pile un courant dirigé de la première de ces extrémités à la
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seconde, c’est-à-dire dans la: direction CAZ » fig. 1, somme nous l'avons expliqué. (art. 1.) .
Fig. 1,
tandis que le même essai fait sur le fil conducteur ZAC indique un courant dirigé de la partie du fil en contact avec l'extrémité zinc de la pile à celle qui communique à l'extrémité cuivre , conformément à ce que nous avions déjà établi (art. 1%.) | “.