Soient AB,CD, fig. 9, Fig
deux courans électriques! agissant l’un sur l’autre , il est évident que-toutes les parties du courant AB attirent ou repoussent celles du courant CD, suivant des lois qui dépendent du sens des courans , de leur direction relative et de la distance des parties qui agissent l’une sur l’autre. Ki]
La loi de ces attractions entre deux très-petites parties de courans électriques étant une fois connue, le calcul déterminerait l’effet que doit produire l’action mutuelle de”toutés les parties de l’un des conducteurs sur toutes les parties’ de l’autre. La question étant ainsi ramenée à connaître l’action qu’exercent l’une sur l’autre deux
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petites portions des deux courans’, en raison de leur direction , du sens 'où ils vont , et de la distance qui les sépare, voici la loï qui résulte de l’ensemble des expériences.
15. Soit mm’ une petite portion du courant AB , agissant sur la petite portion ##/ du courant CD , et mn la distance qui les sépare; d’abord, quant au sens de la direction des courans dans ces parties, il est aisé :de constater que, tout restant-le même , si l’on change le sens de la direction de l’un des courans ; de celui du conducteur AB, par exemple, sans rien changer d’ailleurs à la situation de ce conducteur, l’action de la por-
tion mm’ deviendra contraire à ce qu’elle était d’abord. Quant à la manière dont la distance mn influe sur l’action mutuelle de mm’ et nn’, elle consiste en ce que cette action est en raison inverse du carré de mn, ainsi que nous en aurons plus loin la preuve d’après les expériences très-précises que M. Biot a faites sur ce sujet : reste à considérer comment l’action dépend des directions mm’, nn’ des courans. }
26. Voyons d’abord ce qui aura lieu pour deux petites portions de courans situés dans le même plan : soient: mm, nn, fig. 10;
Fig. 10.
ses deux petites portions dont nous considérons l’action mutuelle : dans le cas où elles sont l’une et l’autre perpendiculaires à la ligne mn qui joint leurs milieux , on sait qu'il y a attraction quand les courans, dont elles font partie, sont dirigés dans lé même sens, comme mm, nn, et répulsion quand ils sont dirigés en sens contraires, comme mm" et nn! ; dans les positions inter médiaires , il y a attraction tant que la direction nouvelle mm" ou mm” est du même côté de mn que la direction nn’; c’est-à-dire tant que l'angle m/mn est au - dessus de zéro, ou l'angle m’mn au-dessous de deux angles droits. Seulement à mesure que l'angle m/mn diminue
ou que m/mn augmente, ou ,: en d’autres termes, à mesure que la nouvelle direction mm” ou mm" s'écarte davantage de mm’ qui donne le maximum d’attraction, pour se rapprocher de la ligne mn, l’action de + celte portion du courant sur la portion »n' s'affaiblit ; en sorte que si mm ou mn!” prennent la position mp ou mg , dont la direction va passer par le point », l’action devient tout-à-fait nulle.
Quand le courant mm est dirigé de l’autre côté de la ligne mn, comme suivant mml', mm", mm", les actions sont égales et contraires à ce qu'elles étaient quand le courant était dirigé au-dessus de la ligne mn, puisque mm", par exemple , est dans un sens directement opposé
à mm” et doit produire un effet contraire. Il en est de
même de mm, à l’égard de mm”; en sorte qu’à parue
de la position mm!", qui donne le maximum de répulsion, l'action répulsive va en diminuant à mesure que l'on considère des directions , mmŸ, mm"! qui s’écartent dayantage de mm”, et l’action est tout-à-fait nulle quand on arrive aux directions ang, mp, qui coïncident avec la ligne mn. Lorsque au lieu de changer seulement Ja direction de la portion de courant mm’, on fait varier en même temps la direction nn’ de manière à l’ineliner aussi sur la ligne mn, l’action mutuelle de ces deux portions est'affaiblie par ces deux causes à la fois, et l’on voit qu’en général deux petites portions de courans électriques situées dans un même plan, s’attirent, si leurs directions tendent vers le même côté de la ligne qui les joint ; qu’elles se repoussent dans le cas contraire ; et que l’action de chacune d’elles dépend de l'angle que sa direction fait avec la ligne qui les joint, cette action atteignant son maximum qüand l’angle en question est droit, et devenant nulle quand la direction de cette portion de courant coïncide avec là ligne qui joint les deux portions que l’on considère. |