‹ Supplément à la traduction française de la cinquième édition du Système de chimieChapitre 21 sur 131 · Supposons maintenant que mm, nn', (fig · texte numérisé non relu

Supposons maintenant que mm, nn', (fig

soient dirigées d’une manière quelconque dans l’espace. Menons par n#/ et par la ligne mn le plan AmnB , que j'appellerai plan du courant nn!, et par num’ et la même ligne mm/ un autre plan CmnD , qui sera le plan du courant mm’. Si l’on conçoit le plan CmnD d’abord couché sur le plan AmnB, il y aura entre mm’ et nn’ une attraction dont l'intensité dépendra de l’inclinaison plus ou | . moins grande de chacune de ces directions sur mn. Le plan CmnD de la portion de courant mm’ se relevant ensuite, il y aura toujours attraction tant que l'angle des deux plans sera moindre qu’un angle droit. À cette limite l’action sera nulle; au delà il y aura répulsion, et répulsion croissante, jusqu’à ce que l’angle, des deux plans soit égal à deux angles droits, ,ce qui ramène de nouveau mm’ dans le même plan que nn, mais de l’autre côté en mm", et nous donne le maximum de répulsion que comportent mm’, nn’, d'après leur inclinaison sur la ligne mn, comme nous avions leur maximum d’attraction , quand l’angle des deux plans était zéro.

En continuant le mouvement du plan CmnD , on amènerail la direction mm’au-dessous du plan AmnB; comme les positions que prendrait alors mn se trouveraient toujours opposées à des positions semblables , occupées auparavaut par mm, au-dessus du plan AmnB, et que dans cetie direction contraire celte portion de courant doit produire des eflets contraires , 1l est évident qu’à partir de la position où le plan CmnD est venu coïncider avec AmnB, après avoir tourné de deux angles droits, cas où l’on observe le maximum de répulsion, si l’on suppose que le plan CmnD continue de tourner , il y a encore répulsion depuis la position dont nous parlons, jusqu’à celle où le plan est abaissé d’un angle droit audessous , de manière à se trouver encore rectangulaire avec AmnB ; dans cette dernière position , l’action devient nulle, une seconde fois ; et se change en attraction depuis celte limile jusqu’à celle où le plan CmnD revient de nouveau coincider avec AmnB , après avoir décrit une circonférence entière, et reproduit ainsi entre mm’ .et nn' le maximum d’attraction.

, La nature de l’action qui a lieu entre deux portions nm, nn! de courans éleciriques, dépend donc de l'angle

que font leurs plans, de manière qu’en prenant, pour toutes les deux, ces plans du côté de la ligne mn vers # quel tendent les courans , et l’angle qu'ils forment du côté où il est moindre que deux angles droits , il y a attraction, tant que l’angle de ces plans est plus petit qu’un angle droit, action nulle quand cet angle est droit , et répulsion quand il surpasse cette valeur ; lorsque cet angle est zéro ou égal à deux angles droits , on obtient le maximum d'attraction ou de répulsion.

Effets produits par l’action du globe terrestre sur les courans électriques. |

te de 18. Le globe terrestre agit pour diriger les courans ou. Mobiles, comme nous l’avons déjà dit. Si l’on suspend lee, toujours de la même manière, à l’appareil représenté

fig. 3, un conducteur mobile simple, comme celui de la figure 3, |

Fig. 3.

ET DE L'ÉLECTRICITÉ. 107 plié en rectangle , ou celui de la figure 6,

plié en cercle , qu’il n’y ait près de ce conducteur aucune autre portion du circuit , et qu’on y établisse ensuite le courant électrique par le moyen des deux coupes Z et G, fig. 3, on voit ce conducteur tourner jusqu’à ce que son plan soit perpendiculaire au méridien magnétique. Pour s’en assurer, on place au dessous du centre de mouvement du conducteur, un carton sur lequel sont tracées deux lignes rectangulaires EO , NS , dont le point d'intersection P est verticalement au-dessous de la pointe À, qui sert de pivot ; si l’on a d'avance, au moyen d’une aiguille aimantée, disposé ces lignes de manière que NS soit la direction de cette aiguille, N étant l'extrémité qui se dirige vers le nord, on verra le fil mobile tourner jusqu’à ce que la ligne FG soit parallèle à la ligne EO, et que la direction FG du courant dans la partie inférieure du conducteur soit de l’est à l’ouest. Le conducteur mobile se fixera constamment à cette position, après quelques oscillations ; et si on'le met: dans cette direction , mais avec le courant en sens contraire , äl se retournerä et décrira une demi - circonférence ; pour reprendre après plusieurs oscillations la position que nous venons d'indiquer. | Ÿ |

En rapprochant ce résultat de l’expérience décrite (art. 9), on voit que le conducteur mobile est dirigé dans ce cas, comme il'le serait par des courans électriques , qui auraient lieu dans le globe terrestre , et qui seraient dirigés de l’est à l’ouest perpendiculairement au méridien magnétique: di (

Effet analo- . C » Ale LUS bete 19. On observe aussi un effet analogue à l’inclinaison

paison de l’ai-

guille aiman- de l'aiguille aimantée; pour cela on dispose un conduc- Ke teur ABCDEF , fig. 12,

dans lequel le courant arrivant par VS et par le tourillon d’acier K , posé sur une plaque métallique N, parcourt le rectangle ABCDEF pour revenir au travers du tube XY, qui sert d’axe à l'appareil, à un autre tourillon G, qui pose sur la plaque M en communication , avec le pose négatif de la pile parle fil QR. Un lozange ZIV en bois, très-léger , fixé sur l’axe XY, soutient le rectangle mobile et sert à empêcher la flexion. Cet appareil se met en mouvement pour s’incliner dès que lon établit de circuit ; pourvu qu’on ait eu soin d’abord de placer l’axe XY dans une direction horizontale et perpendiculaire : au méridien magnétique, afin que l’action de la terre subsiste tout entière pour faire tourner le plan du conducteur autour de cet axe, et ensuite que les différentes parties de ce conducteur , de part et d’autre de l’axe, soient bien en équilibre pour que la pesanteur n'ait au-

cune action sur lui , dans toutes les positions qu’on voudra lui donner. Avec ces précautions et celle de mettre un peu de mercure sur les plaques qui servent de support, pour mieux établir la communication par les touril- Tons d’acier , on observe que , quelle que soit la position qu'on donne au conducteur, il ne reste en repos que dans la situation où son plan est perpendiculaire à la direction connue de l'aiguille d’inclinaison , et que de plus le courant ést dirigé de l’est à l’ouest, dans la partie BC, où nous supposons que le courant va de B en G, qui se trouve, quand l’appareil ‘s'arrête en équilibre, au midi . de l’axe FO et au-dessous du plan horizontal , qui passe

par cet axe. Dans toute autre position le conducteur se :

met en mouvement pour se rapprocher de cette situation , et venir enfin s’y fixer après quelques oscillations. En se rappelant la manière d’agir des courans électriques parallèles , on voit que cet effet se trouve expliqué par la même supposition des courans électriques dirigés de l’est à l’ouest dans le globe de la terre , perpendiculairement au méridien magnétique , en admettant de plus que céscourans sont en général situés vers le midi du lieu où se fait expérience ; car alors ils doivent attirer vers eux la partie BG, dans laquelle le courant est aussi de l’est à l’ouest, repousser DE, où il a une direction contraire , et par conséquént incliner le conducteur comme nous venonsde dire qu’il s'incline réellement. On‘peut graver facilement dans sa mémoire ces deux eflets de l’action du globe’terrestre sur les courans électriques, en remarquant que le plan du conducteur mobile est dirigé dans les deux cas, de manière à prendre la même position qu'un plan perpendiculaire à la ligne qui

joint-les deux pôles de l'aiguille aimantée. | g ÿ: { EUR, 3 ” :

Action mutuelle des courans électriques et des aimans. 20. Si l’on dispose un fil conducteur parallèlement à une aiguille aimantée ordinaire , c’est-à-dire horizontalement,et dans la direction du méridien magnétique; le courant allant du sud au nord on observe les phénomènes suivans !:

1°. Quand le fil est au-dessus de l’aiguille , le pôle aus-

Action d'uis conducteur voltaïque sur l’aiguille aiman»

tée.

Le courant qui a Lieu dans la pile agit comme celui du fil conduc teur.

Calvanomètre proposé par M.

Amypère.

tral dé celle-ci * est dérangé de la position que lui donnait le globe et jeté vers l’ouest ; 2° si le fil est au-dessous de l'aiguille ce même pôle est jeté vers l’est; 3° si le fil est à la même hauteur que l'aiguille et à l’est, la déclinaison ne change pas, mais l’aiguille s'incline dans un plan vertical, le pôle austral étant alors relevés /° le fil étant à la même hauteur que l'aiguille, mais à l’ouest, l'aiguille s'incline encore, mais le pôle austral'est, abaïssé.

Lorsque le courantest dirigé du nord au sud , toutes les déviations de l’aiguille ont lieu en sens contraire de celles que nous venons d’indiquer.

On doit la découverte de ces faits à M. OErsted qui les | a publiés en 1820. Son mémoire, imprimé dans les Annales de chimie et de physique (tome XIV, pag. 417), contient aussi quelques autres observations, dont nous parlerons dans la suite. Nous devons faire connaître auparavant les résultats du travail de M. Ampère sur ce genre d'action; parce que.ce travail fait immédiatement après la découverte de M. OErsted , dégage les faits observés par ce dernier des: circonstancés qui en compliquaient les lois, qu’il les généralise et les ramène à la théorie que nous venons d'exposer.

21. Dans l'expérience de M, OErsted;on peut rem placer le courant du fil conducteur par celui qui a lieu dans la pile même, en ayant soin de la disposer de telle, sorte que. le courant y ait la même direction qu'il avait précédemment dans le fil, et si l’on place deux aiguilles l’une sur la pile CZ, fig. 1, l’autre sur le fil ZAC, au-dessus de la partie À parallèle à la pile ( la pile et cette partie du fil étant dirigées suivant le méridien magnétique } on voit les deux aiguilles éprouver des déviations opposées, quand on établit le circuit, parce que le courant est dirigé en sens contraire au-dessous des deux aiguilles, Cette expérience est analogue à celle que nous avons décrite (art. 11), où pour agir sur un conducteur, mobile on a pareillement remplacé le courant d’un fil conducteur par celui de la pile. |

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