‹ Supplément à la traduction française de la cinquième édition du Système de chimieChapitre 23 sur 131 · On peut faire la même expérience au moyen d’ur · texte numérisé non relu

On peut faire la même expérience au moyen d’ur

appareil plus simple , fig. 14, Aou | Fig. 14

Le

dans lequel les deux aiguilles SN , S'N’ sont attachées aù même pivot, et ont leurs pôles en sens contraires, de manière que la force directrice du globe sur l’une est détruite par l’action contraire qu’il exerce sur l’autre. On s’assure au commencement de l'expérience qu’elles restent immobiles dans toutes les directions qu’on leur donne. Le pivot qui les porte peut se placer dans l’une des coupes de l’appareil fig. 3, qui sert alors seulement de support. Lorsque le fil conducteur est au-dessous de l'aiguille SN ou au-dessus de laiguille S'N’, il est nécessaire que les deux aiguilles soient suffisamment éloignées l’une de l’autre, pour que les fils conducteurs que l’on fait agir sur l’une n’agissent pas trop fortement en sens contraire sur l’autre. Le courant étant disposé horizontalement, on voit, dans cette expérience comme dans la précédente, l'aiguille la plus voisine du fil conducteur se fixer dans la direction perpendiculaire à ce fil, son pôle austral se plaçant toujours à gauche du courant. Lorsqu’au contraire le conducteur est placé entre les deux aiguilles , il agit dans le même sens sur toutes les deux, et son action est d’autant plus énergique qu’elles sont plus rapprochées l’une de l’autre.

26. Réciproquement, si l'on fait agir un aimant sur un conducteur mobile, on trouve que la position où’ ce conducteur se fixe, après avoir oscillé autour d’elle, est telle que sa direction fait un angle droit avec la ligne des pôles de l’aimant, et que le pôle austral se trouve toujours à gauche du courant. Il est évident d’ailleurs qu'il faut employer ici un conducteur , sur lequel le globe n'ait aucune action directrice comme celui que nousavans décrit (art. 9.) On placera l’aimant de manière que son milieu soit au-dessous du milieu de la partie fg, fig. 5,

Action d'us aimant sur un conducteur mobile,

Recherches sur la cause de ces phéne mènes,

106 DU MAGNÉTISME du conducteur mobile , et quand le conducteur se sera fixé , on observera toujours que la ligne f£ fait un angle droit avec la ligne des pôles de l’aimant , et que le pôle austral de ce dernier est à gauche du courant. 27. Pour remonter à la cause de ces phénomènes, dont nous avons maintenant la loi, remarquons que l’aiguille aimantée est dirigée par le globe, comme elle le serait par des courans électriques , situés dans la terre et dirigés de l’est à l’ouest perpendiculairement au méridien magnétique ; car ces courans, élant sous l'aiguille , dirigeraient, d’après ce que nous venons de-dire , son pôle austral vers le nord, comme la terre le dirige en eflet. Nous avons déjà été conduits (art. 18 et 19) à assimiler l’action du globe sur les conducteurs mobiles à celle des pareils courans. Ainsiquelle quesoit la nature de cette dernière action ; on ne peut douter qu’elle ne soit identique à celle qui dirige les aïimans; et nous allons faire voir, par tout ce qui suit, qu’elle ne diffère point de l’action que deux courans électriques exercent l’un sur l’autre, et dont nous avons précédemment étudié les effets, On aurait pu évidemment déterminer à priori, comment le globe doit diriger les aimans ,::si lon eût connu seulement l’action du globe sur les conducteurs mobiles et celle des conducteurs sur les aimans. Car sachant que

: effet produit par le globe sur un conducteur mobile,

est le. même que celui d’un courant de l’est à l’ouest situé dans la terre, on aurait vu de suite qu’un pareil courant doit diriger, du nord au sud, l'aiguille qui est audéssus de lui , et que le pôle de l’aiguille qui ;:dans toutes les expériences ,: se «met à gauche du courant , ést précisément celui qui doit être tourné vers le nord par l’action -du globe... | | |

Remarquons aussi que des.aimans dirigent un courant mobile exactement comme Île fait le globe lui - même. En effet nous avons vu (art. 18) que dans la position où se fixe le courant mobile sur lequel agit le globe terrestre , le pôle austral de la terre est à gauche d’un observateur placé dans la direction de ce courant, et qui régarderait la terre, puisque cette position est celle: où le courant est perpendiculaire au méridien magnétique , et dirigé de l’est à l’ouest, La position qu'il prend alors

est donc précisément celle que lui donnerait un aimant dont les pôles de même nom seraient situés comme ceux de la terre. | 28. D’après l’analogie incontestable des pôles d même nom, soit de la terre, soit des aimans , et puisque nous avons vu que nous pouvions assimiler l'effet produit par le globe, soit sur un conducteur mobile, soit sur un aimant, à celui d’un courant électrique dirigé de l’est à l’ouest, nous devons pouvoir rendre raison de

tous les phénomènes que présentent les aimans , en ima- :

ginant dans ceux-ci une disposition analogue à celle que, dans le globe, nous avons reconnu pouvoir produire les phénomènes observés ; en un mot, si nous mettons, par la pensée, le: pôle austral d’un aimant à la place du pôle austral du globe, et son pôle boréal à la place du pôle boréal du globe, nous devons reconnaître autour de l’axe de cet aimant un courant électrique dirigé de l’est à l’ouest. CAE R

: Nous nous représenterons donc, figure 15,

SRE LR À Fig. 15.

sur la surface de l’aimant AB, une infinité de courans électriques:situés tout autour dans des plans perpendiculaires à l’axe, et dans la direction!'que marquent les flèches; en eflet en concevant le pôle boréal B de cet ai: mant à laplace du pôle:boréal de lterre ;'et le‘pôle aus: tral A: à la: place du pôle de: même nom de latervè ; on voit que , pour un point P quelconque pris sur l’aimant: N seraitle nord , S le sud, El'ést et O Fouest ; là directioh des courans à la surface sérait donc: EO', comme le représentent toutés les flèches: | fssere

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