Nous n’examinerons pas ici les causes que l’on
Conséquences de l’egalité d'action observée entre deux conducteurs l’un rectiligne et l’autre plié
peut supposer naturellement devoir produire dans le globe et dans les aimans, les courans auxquels nous venons d’être conduits; quelles qu’elles soient, les considérations qui nous ont fait admettre l’existence de ces courans prouvent qu'ils agissent précisément comme ceux des fils conducteurs, dont nous avons déjà reconnu par l’expérience la manière d’agir les uns sur les autres : nous allons montrer maintenant comment on en peut déduire l’explication de tous les faits précédemment connus, et de ceux que ces mêmes considérations ont conduit à découvrir. | *: 1%
32. Observons d’abord qu’on peut en tirer de suite la raison de ce fait établi (art. 23), que les aimans nôn dirigés par le globe, se mettent à angles droits avec les courans électriques, de manière que leur pôle austral soit à gauche du courant; car nous avons vu (art. 9), que quand on fait agir un courant fixe sur un autre courant libre de tourner autour d’un de ses points , ce dernier est amené, par leur action mutuelle, dans la sityation où il est parallèle au second , et dirigé dans le même sens.
Or, si nous faisons agir un fil conducteur sur un aimant, considéré comme l'assemblage des courans en courbes fermées qui entourent son axe ; ces courans, dans leur parlie la plus voisine du fil conducteur , devront tendre à se mettre dans. une direction parallèle à celle de ce fil, de manière que le sens des. courans soit le même dans le fil et dans la partie de l’aimant qui en est voi-. sine ; et comme les courans de l’aimant sont dans des plans perpendiculaires à son. axe ; cet axe lui-même ‘sera à angles droits avec le fil conducteur. Mais de plus nous venons de voir que pour un observateur, situé dans la direction des courans d’un aimant, c’est-à-dire de manière que le courant aille de ses pieds à sa tête, et que’ sa face soit tournée vers le fil conducteur , le pôle austral est à sa droite ; ce même pôle sera donc à gauche de l'observateur placé dans la direction du courant du fil et regardant l’aimant comme le donne l’expérience,
33. Avant d'aller plus loin, il est indispensable de déduire quelques conséquences nécessaires à l'intelligence de ce qui nous reste à dire sur ce sujet, du fait énoncé plus haut, relativement à l’égalité de l’action d’un con-
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ducteur sinueux et d’un conducteur rectiligne , quand la distance à laquelle ils agissent est la même. On en peut conclureque ; si au conducteur quelconque ZmrnC, fig, 20, Ha | |
5 | | Fig. 20.
en ligne s1nueuse.
on en substitue un autre ZmsnC , qui n’en diffère que :
dans la très-petite partie qui va du point m au'‘point », les deux actions exercées par ces deux conducteurs, sur un point £ d’un courant quelconque AB , ou plutôt sur
la petite portion gh de ce courant, dont le milieu est ,
en # , seront égales ; d’où il suit-que les actions des deux petites portions mrn, msn, par lesquelles’ seules ils diffèrent, le seront aussi, et qu'on peut toujours supposer qu’à une petite portion d’un courant électrique, comprise entre deux points infiniment voisins, on substitue une autre portion brisée ou contournée d’une manière quelconque ; sans que l’action soit changée, du moins tant que la nouvelle portion ne s'éloigie pas à une dis-
tance finie de la première ; çar si cela arrivait, comme
dans le cas où l’on remplacerait la portion mrn par min,
pàr exemple ; qui s’en éloigne à une distance finie, l’ac-
tion serait changée , à cause du changement de la distance au point £ de cette partie min du conducteur.
64.1 On voit par-là qu’à la place d’une portion mn, infiniment pelile , rectiligne, ou considérée comme telle , on peut substituer l'assemblage de trois petites portions
rectilignes mp, pq; qn; dans des directions prises à volonté : cette transformation est très - commode pour le calcul de l’action d’un courant curviligne , parce qu’elle sert à remplacer l’action de la différentielle:de l’arc qu'il décrit par celle de la réunion des trois différentielles des coordonnées ; mais comme nous ne nous proposons pas de donner ici ce calcul, nous en conclurons seulement que les deux petites portions de courans mn, pq, fig. 21,
Fig. 21.